CHANGEMENT DE GOUVERNEMENT "COSMÉTIQUE" EN FRANCE

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22 Juillet 2023 01:02
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CHANGEMENT DE GOUVERNEMENT "COSMÉTIQUE" EN FRANCE

On attendait un gouvernement novateur après les événements qui ont récemment secoué la France, les optimistes en sont pour leur frais. A part Eric Dupont-Moretti, qui conserve la justice, ce sont les ministre de la "société civile" (étrange nom d'ailleurs donnés à ceux qui ne viennent pas du monde politique - à méditer...), qui sont les boucs émissaires du remaniement. Exit le ministre de la santé ou le ministre de l'éducation, qui sont remplacés par des élus macronistes "pur porc".

Autour d’une première ministre confirmée à son poste, on retrouve donc Gérald Darmanin , éternel ministre de l’intérieur, Bruno Le Maire à l’économie et aux finances, Catherine Colonna aux affaires étrangères, Sébastien Lecornu , qui reste aux armées, Olivier Dussopt , toujours au travail et Christophe Béchu , qui poursuit dans la transition écologique.

Exit en revanche Pap Ndiaye, le ministre de l’éducation nationale, Jean-Christophe Combe (solidarités), Jean-François Carenco (outre-mer), Isabelle Rome (égalité femmes-hommes) et François Braun (santé).

Marlène Schiappa rend aussi son portefeuille, mais en raison de son empêtrement dans la sordide affaire du fonds Marianne.

Les heureux élus sont Aurélien Rousseau , qui passe du cabinet d'Elisabeth Borne au ministère de la santé, Gabriel Attal qui obtient le ministère de l’éducation nationale, et cinq députés Renaissance : Aurore Bergé, la présidente du groupe Renaissance au Palais-Bourbon, hérite du ministère des solidarités, Fadila Khattabi, la présidente de la commission des affaires sociales, reçoit le ministère délégué au handicap, Thomas Cazenave, député de Gironde, devient ministre délégué aux comptes publics, Sabrina Agresti-Roubache, députée des Bouches-du-Rhône, passe au secrétariat d’État à la ville.

C'est donc une armée de fidèles qui se retrouve en rang serré derrière le président. Pas sûr que cette configuration soit de nature à trouver et employer les bons remèdes aux causes qui oint entraîné l'agitation des dernières semaines. La récente nomination de Lydia Guirous, fer de lance de la "lutte contre le séparatisme" chère à Gérald Darmanin ne semble pas aller dans ce sens.

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