Bakou / Lagazetteaz
il n'y a pas de notion de « peuple du Haut-Karabagh », mais il existe une notion de population de la région du Haut-Karabagh de l'Azerbaïdjan.
Comme le rapporte Lagazetteaz, c'est ce qui a déclaré Tural Ganjaliyev, chef de la Communauté azerbaïdjanaise de la région du Haut-Karabagh de la République d'Azerbaïdjan, tout en commentant la réunion tenue en ligne entre les ministres des Affaires étrangères azerbaïdjanais et armenien ainsi qu'avec la participation des coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE et du représentant personnel de la Présidence en exercice de l’OSCE pour le conflit du Haut-Karabagh.
Selon Tural Ganjaliyev, l'état actuel du règlement du conflit du Haut-Karabagh entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan a été discuté lors de cette réunion : « Au cours de cette vidéoconférence, le ministre arménien des Affaires étrangères Zohrab Mnatsakanyan, tentant de déformer l'essence de ce conflit, a présenté la communauté arménienne de la région azerbaïdjanaise occupée du Haut-Karabagh comme un « peuple ». En tant que chef de la communauté azerbaïdjanaise de la région du Haut-Karabagh, je déclare qu'il n'y a pas de notion de « peuple du Haut-Karabagh », mais qu'il existe une notion de la population de la région du Haut-Karabagh de l'Azerbaïdjan composée des communautés arménienne et azerbaïdjanaise de cette région. Je tiens à vous rappeler que lors d'une de ses récentes visites à Bakou, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a utilisé l'expression « la population du Haut-Karabagh », ce qui est une réponse importante à la partie arménienne », a martelé le chef de la communauté.
« Selon l'Acte final du Sommet d'Helsinki de la CSCE (aujourd'hui de l'OSCE) tenu en mars 1992, l'Arménie et l'Azerbaïdjan sont les parties du conflit du Haut-Karabagh, tandis que les communautés arménienne et azerbaïdjanaise de la région du Haut-Karabakh de l'Azerbaïdjan sont des parties intéressées de ce conflit. La tentative du ministre arménien des Affaires étrangères de déformer le format de ce conflit est un autre indicateur de la position non constructive de l'Arménie et vise à retarder le processus de réalisation de la paix définitive. Je déclare une fois de plus que les communautés azerbaïdjanaise et arménienne de la région azerbaïdjanaise du Haut-Karabagh ne peuvent coexister pacifiquement qu'à l'intérieur des frontières internationalement reconnues de l'Azerbaïdjan », a poursuivi Tural Ganjaliyev.
Rappelons que ce conflit entre les deux pays du Caucase du Sud a commencé en 1988 en raison des revendications territoriales de l'Arménie contre l'Azerbaïdjan. Depuis, le Haut-Karabagh et les sept districts environnats, soit 20% du territoire azerbaïdjanais, sont occupés par les forces armées arméniennes.
En mai 1994, les parties ont convenu d'un cessez-le-feu et des négociations de paix restent toujours infructueux malgré les auspices du groupe de Minsk de l`OSCE coprésidés par la Russie, la France et les États-Unis.
Les quatre résolutions adoptées par le Conseil de sécurité des Nations unies sur la libération du Haut-Karabagh occupé et des territoires environnants ne sont toujours pas respectées par l'Arménie.