Le 24 juillet, la Cour d'appel de Bakou a poursuivi l'examen des recours introduits par les citoyens arméniens Araïk Haroutiounian, Arkadi Ghoukassian, Bako Sahakian, David Ichkhanian, David Babaïan, Levon Mnatsakanian et d'autres personnes condamnées par le Tribunal militaire de Bakou pour des crimes contre la paix et l'humanité, des crimes de guerre commis dans le cadre de l'agression militaire de l'Arménie contre l'Azerbaïdjan, notamment la préparation et la conduite d'une guerre d'agression, le génocide, la violation des lois et coutumes de la guerre, le terrorisme, le financement du terrorisme, la prise de pouvoir par la force ainsi que de nombreuses autres infractions.
Selon AZERTAC, l'audience s'est tenue sous la présidence du juge Elmar Rahimov, assisté des juges Emin Mekhtiev et Mehriban Garaïeva (avec Ali Mammadov comme juge suppléant). Chacune des personnes concernées par la procédure d'appel a bénéficié des services d'un interprète en arménien ou en russe, selon la langue qu'elle maîtrise, ainsi que de l'assistance d'un avocat afin de garantir ses droits à la défense.
Des représentants des victimes étaient également présents à l'audience, de même que les procureurs chargés de soutenir l'accusation au nom de l'État : le chef du département du soutien à l'accusation publique du Parquet général, Abbas Abbasly, ainsi que les procureurs Anar Alekberov et Sevinj Gassimova.
L'audience s'est poursuivie par les plaidoiries de l'accusation.
Le chef du département du soutien à l'accusation publique du Parquet général, Abbas Abbasly, a présenté devant la Cour de nombreux éléments relatifs aux crimes qui, selon l'accusation, ont été commis par les forces armées arméniennes au cours de la guerre des 44 jours en 2020.
S'appuyant sur les preuves qu'il estime démontrer le rôle de l'accusé Araïk Haroutiounian au sein de la structure criminelle créée et soutenue par l'Arménie, il a déclaré que son recours était dénué de fondement.
Le procureur Anar Alekberov a, pour sa part, présenté les éléments de preuve recueillis concernant les nombreux crimes qui, selon l'accusation, ont été commis sur les territoires souverains de l'Azerbaïdjan auparavant occupés par l'Arménie.
Il a également exposé à la Cour les éléments qu'il considère comme établissant les activités criminelles de Bako Sahakian, estimant que son appel était lui aussi infondé.
La procureure Sevinj Gassimova, s'appuyant sur les preuves relatives aux faits reprochés à Arkadi Ghoukassian, a déclaré que son recours ne reposait sur aucun fondement.
Les représentants du ministère public ont souligné que l'ensemble des éléments de preuve avait été examiné de manière exhaustive, complète et objective par le tribunal de première instance. Selon eux, les faits figurant dans le dossier ont été corroborés par les témoignages des victimes et des témoins, les expertises judiciaires, les pièces à conviction, les documents, les procès-verbaux d'inspection des lieux ainsi que par les autres preuves recueillies au cours de l'enquête.
Dans leurs interventions, les procureurs ont demandé à la Cour de rejeter les appels des condamnés, les jugeant infondés.
La prochaine audience est prévue le 27 juillet.
Pour rappel, par son jugement du 5 février 2026, le Tribunal militaire de Bakou a condamné Araïk Haroutiounian, Levon Mnatsakanian, David Manoukian, David Ichkhanian et David Babaïan à la réclusion criminelle à perpétuité.
Arkadi Ghoukassian et Bako Sahakian ont été condamnés à 20 ans d'emprisonnement. Madat Babaïan et Melikset Pachayan ont écopé de 19 ans de prison, Garik Martirossian de 18 ans, David Allakhverdian et Levon Balaïan de 16 ans, tandis que Vassili Beglarian, Gourguen Stepanian et Erik Kazarian ont été condamnés à 15 ans de réclusion.