L'ARMENIE A SIGNE L'ACCORD-CADRE RELATIF AU PROJET T.R.I.P.P.

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5 Juin 2026 12:23
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L'ARMENIE A SIGNE L'ACCORD-CADRE RELATIF AU PROJET T.R.I.P.P.

L’Arménie a signé un accord-cadre susceptible de servir de base au lancement des travaux liés à la mise en œuvre de la « Route Trump », une fois accomplies les procédures internes requises et après ratification du document.

Selon le ministre arménien des Affaires étrangères, Ararat Mirzoyan, l’accord porte déjà la signature du secrétaire d’État américain Marco Rubio.

« Sous vos yeux, je viens de signer l’accord-cadre. Il a été paraphé lors de la visite du secrétaire d’État américain Marco Rubio. Celui-ci a déjà apposé sa signature sur le document. L’accord est donc prêt à être ratifié », a déclaré M. Mirzoyan lors d’une diffusion en direct sur les réseaux sociaux.

Le ministre n’a pas précisé le calendrier éventuel de ratification du texte ni les différentes étapes de mise en œuvre du projet après l’entrée en vigueur de l’accord.

Il convient de rappeler que, le 26 mai, à l’occasion d’une brève visite à Erevan du secrétaire d’État américain Marco Rubio, l’Arménie et les États-Unis ont paraphé un accord-cadre de partenariat stratégique dans le cadre du projet TRIPP (« Trump Route for International Peace and Prosperity » – « Route Trump pour la paix et la prospérité internationales »), ainsi que la Charte de partenariat stratégique global entre les deux pays.

Le projet TRIPP (Trump Route for International Peace and Prosperity) prévoit la création d’un corridor de transit stratégique traversant la région arménienne du Syunik. Il est souligné que ce corridor fonctionnerait exclusivement sous juridiction arménienne et ne porterait pas atteinte à la souveraineté du pays.

Selon les termes du projet, l’Arménie accorderait aux États-Unis des droits exclusifs à long terme, pouvant aller jusqu’à 99 ans, pour le développement de cette voie de communication. Celle-ci permettrait à l’Azerbaïdjan d’établir une liaison terrestre avec son enclave du Nakhitchevan.

Le projet prévoit également la création d’une société contrôlée majoritairement par les États-Unis, tout en accordant à l’Arménie des mécanismes de contrôle sur les questions jugées fondamentales. Dans un premier temps, la répartition du capital serait de 74 % pour la partie américaine et de 26 % pour la partie arménienne. En cas de prolongation de l’accord, la participation de l’Arménie pourrait être portée jusqu’à 49 %.