CORRIGER L’HISTORIOGRAPHIE DE LA VILLE D’IREVAN ET EN DÉNONCER LES MAQUILLAGES ET LES DESTRUCTIONS

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18 Juillet 2026 18:59
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CORRIGER L’HISTORIOGRAPHIE DE LA VILLE D’IREVAN ET EN DÉNONCER LES MAQUILLAGES ET LES DESTRUCTIONS

Par Rizvan Huseynov - Historien

Depuis de nombreuses années, la propagande arménienne et certains travaux qualifiés de pseudo-scientifiques par leurs détracteurs cherchent à démontrer qu'Erevan est une ancienne ville arménienne - « plus vieille que Rome » -, et qu'elle n'aurait aucun lien avec l'Azerbaïdjan ni avec le patrimoine historique, culturel et architectural azerbaïdjanais.

Cependant, de nombreux historiens considèrent toutefois qu'au Moyen Âge, le territoire de l'actuelle Arménie faisait partie de la région de Tchoukhour-Saad (Chukhur Saad), qui devint par la suite l'un des quatre beglarbegliks (provinces) de l'État safavide.

En 1504, le shah safavide Ismaïl Ier chargea son commandant Revangoulou Khan de construire une forteresse à Tchoukhour-Saad. Achevée en 1511, celle-ci aurait été baptisée « Revan » en l'honneur de son fondateur. Toujours selon cette version, le nom aurait ensuite évolué en « Irévan », les langues turques ayant tendance à faire précéder la consonne initiale d'une voyelle « i ».

Irévan était réputée dans l'Orient musulman comme la « ville des minarets ». La forteresse aurait alors compté huit mosquées, quelque 800 habitations et une population composée exclusivement d'Azerbaïdjanais.

Les falsifications arméniennes à l'œuvre

Les autorités arméniennes chercheraient par tous les moyens à dissimuler la véritable histoire d'Irévan. Il cite notamment la présentation, en mai 2014, du film « Une capitale plus ancienne que Rome », dans lequel les autorités arméniennes tenteraient de répondre aux accusations formulées par l'Azerbaïdjan concernant la destruction du patrimoine architectural et historique médiéval de la ville ainsi que « l'arménisation » de son histoire.

Le documentaire insiste longuement sur l'ancienneté d'Irévan, présentée comme une ville vieille de près de 2 800 ans, mais qu'il ne s'appuie que sur deux monnaies de souverains turco-musulmans du XIVᵉ siècle. Le spectateur est informé que les pièces de monnaie montrées dans le film ont été frappées à Erevan, mais à y regarder de plus près, il s'avère que ce n'est pas le cas.

Ainsi, en étudiant une monnaie du souverain houlagouïde (dynastie mongole) Anushirvan (Anushiravan), datant du XIVᵉ siècle, montre que le lieu de frappe indiqué n'est pas Irévan mais la ville de Marivan, située sur le territoire de l'actuel Iran.

Le documentaire présente également brièvement une monnaie du souverain Abou Saïd, elle aussi présentée comme ayant été frappée à Erevan. Toutefois, cette pièce mentionne en réalité la ville de Royan, également située dans l'Iran actuel.

De plus, les sources historiques indiquent clairement que la ville d'Irévan (Revan) fut fondée en tant que ville au début du XVIᵉ siècle et qu'un atelier monétaire fut ultérieurement construit dans sa forteresse. Cette chronologie est corroborée par de nombreuses études menées par de chercheurs étrangers ainsi que par l’analyse de collections de numismatiques. Il en conclut que les souverains houlagouïdes ne pouvaient pas avoir frappé de monnaies au XIVᵉ siècle dans une ville qui, selon cette version des faits, n'existait pas encore.

De plus, les médias arméniens eux-mêmes auraient publié des informations selon lesquelles la frappe de monnaie à Irévan n'aurait débuté qu'après le XVIe siècle, sous les Safavides puis sous les khans d'Irévan. Selon ces publications, l'atelier monétaire se trouvait dans l'enceinte du palais des khans, au cœur du centre historique de la ville, aujourd'hui entièrement détruit.

Ce n'est pas la première fois que des propagandistes arméniens falsifient des pièces de monnaie de souverains azerbaïdjanais. Dans les années 1960, l''académicien soviétique B. Piotrovsky avait dénoncé les travaux de l'auteur arménien S. Aïvazian, accusé d'avoir interprété à l'envers les inscriptions figurant sur des monnaies de la dynastie azerbaïdjanaise des Ildegizides (XIIᵉ-XIIIᵉ siècles), avant de les présenter comme des monnaies « arméno-hayasiennes » datant du XVIIᵉ siècle avant notre ère.

Irévan (Erivan) – Une ville azerbaïdjanaise

Plusieurs sources historiques présentent Irévan (Erivan, aujourd'hui Erevan) comme une ville appartenant à l'espace historique de l'Azerbaïdjan.

Le célèbre orientaliste et spécialiste français du Caucase du XIXᵉ siècle Antoine-Jean Saint-Martin, qui écrivait :

« Le nom de Rovan, donné à l'une des régions de l'Aderbaïdjan, qui pourrait être Revan et auquel les musulmans ont donné ce nom, désigne cette partie de l'Arménie dont Erivan est la capitale et qui, sous leur domination, a toujours fait partie de l'Aderbaïdjan. »

Le pédagogue et écrivain arménien du XIXe siècle, Khatchatour Abovian, a écrit dans son article « Un bref essai historique sur la ville d'Erivan » (Brève esquisse historique de la ville d'Erivan) que les auteurs arméniens n'ont fait aucune mention de la ville d'Erivan avant le début du XIIIe siècle, et qu'à partir de 1209, ils y ont fait référence comme à une « ville ».

Khatchatour Abovian rejetait comme une pure légende le récit selon lequel Noé, apercevant la terre depuis le mont Ararat, aurait donné à la ville le nom d'Erivan. Il estimait plus vraisemblable que la cité ne soit devenue connue qu'à partir de 1441, lorsque les Perses s'en emparèrent sous le règne de Djahan Chah, souverain de l'État turco-azerbaïdjanais des Kara Koyunlu. Ainsi, même un spécialiste reconnu de l'histoire et de la culture arméniennes ne pouvait dater avec précision la fondation d'Irévan et supposait qu'elle remontait à l'époque des souverains turcs azerbaïdjanais.

Le témoignage du célèbre voyageur et géographe ottoman Evliya Çelebi, qui situait l'apparition d'un premier établissement à cet endroit au début du XVe siècle. Selon ce récit, en l'an 810 de l'Hégire (1407-1408), un marchand nommé Khodja Khan Lahidjani, proche de Tamerlan, se serait installé dans cette région en raison de la fertilité des terres, y aurait développé la riziculture et commencé à bâtir une agglomération.

Toujours d'après Evliya Çelebi, en 915 de l'Hégire (1509-1510), le shah safavide Ismaïl Ier ordonna à son vizir Revangoulou Khan d'édifier une forteresse sur ce site. Les travaux auraient duré sept ans, et la nouvelle forteresse aurait reçu le nom de Revan.

Le fait qu'Irevan ait reçu son nom et soit devenue une ville fortifiée précisément sous les Safavides a été confirmé par l'éminent historien et orientaliste russe et soviétique, l'académicien V.V. Bartold : « Erivan est apparue comme un village sous Tamerlan [à la fin du XIVe siècle], et n'est devenue une ville qu'au XVIe siècle sous le Shah Ismail, et a alors reçu son nom actuel. »

Le voyageur français Jean Chardin, qui traversa Irevan en 1673, livre une description détaillée de la forteresse et du palais du khan. Il note que la forteresse, avec ses 800 maisons, était plus grande qu'une petite ville et qu'elle était habitée par des Safavides, terme désignant la population turque de confession chiite.

Certains chercheurs arméniens tentent de prouver la présence de nombreux Arméniens autochtones dans la forteresse d'Irevan, en s'appuyant sur des récits médiévaux de voyageurs étrangers. En réalité, ces sources évoquent des Arméniens venus à la forteresse pour y travailler comme journaliers ou pour y faire du commerce. L'auteur arménien Yervand Shahaziz note dans son ouvrage « Le vieux Erevan » que des Turcs musulmans vivaient dans la forteresse, tandis que les Arméniens n'y possédaient que des boutiques, qu'ils fermaient à clé le soir avant de rentrer chez eux.

Plusieurs sources indiquent qu'Irevan se situe en Azerbaïdjan. Plus précisément, S. Burnashev, conseiller militaire russe en Géorgie au XVIIIe siècle, écrit à propos des villes d'Erivan et de Ganja, en Azerbaïdjan. De plus, dans les rapports du commandant russe, le général I.V. Gudovich, qui tenta sans succès de prendre Irevan d'assaut en 1808, la ville est également décrite comme azerbaïdjanaise : « dans tout l'Azerbaïdjan, et particulièrement dans la région d'Erivan ». Le statut élevé du khan d'Irevan, pratiquement indépendant du shah perse, est attesté par sa correspondance directe avec les plus hautes personnalités russes, notamment par l'adresse que lui adresse le secrétaire de l'impératrice Élisabeth Petrovna, le chancelier M.I. Vorontsov : « Le très honorable et très éminent souverain de la province d'Erivan, Meghmed Khan, mon sincère ami ! »

Les khans d'Irévan entretenaient fréquemment des négociations directes avec la Russie impériale, et les actes juridiques qu'ils délivraient conservaient une pleine valeur. Les Arméniens pour rejoindre les territoires contrôlés par la Russie conservaient sur eux des décrets et autres documents rédigés en langue azerbaïdjanaise, émis par les dirigeants d'Irévan, afin de faire valoir leurs droits sur leurs terres et leurs revenus. Ces décrets, promulgués par les khans d’Irévan à certains Arméniens au milieu du XVIIIᵉ siècle, ont toujours été conservés dans les archives russes.

L'historien soviétique N. Bogdanov, selon lequel le dernier khan d'Erevan, Sardar Hussein Khan, appartenait à la tribu nomade azerbaïdjanaise des Kadjars. Apparenté à la dynastie régnante d'Iran, il avait auparavant exercé les fonctions de commandant militaire frontalier à Erevan. Selon cette source, il gouverna le khanat de manière largement autonome pendant vingt-deux ans avant l'arrivée des troupes russes, ne reconnaissant qu'une dépendance nominale à l'égard de la Perse.


La destruction progressive de la forteresse d'Irévan

Même après l’assaut des troupes russes, la forteresse d'Irévan demeura en bon état, représentant une structure de fortification fiable, à propos de laquelle des experts militaires russes ont écrit :

« La forteresse (d'Erivan)… est entourée d'une double enceinte en pierre flanquée de tours rondes ; on y trouve une fonderie ainsi que le palais du sardar d'Erivan, un édifice ancien de très belle facture occupant près de la moitié du côté de la forteresse donnant sur la rivière. »

Cependant, au cours du siècle suivant, la forteresse fut progressivement détruite par les Arméniens et qu'après la soviétisation de l'Arménie, le centre historique d'Irévan fut entièrement rasé.

Les destructions à grande échelle commencèrent dans les années 1920-1930, lorsque les autorités de l'Arménie soviétique lancèrent une campagne de démolition des bâtiments anciens. La destruction totale de la forteresse et de l'ensemble du centre historique se serait ensuite produite dans les années 1950-1960, lors de la mise en œuvre du nouveau plan d'urbanisme de la capitale, qui ne prévoyait pas la conservation de la vieille ville.

Contrairement à ce qui se pratique dans « l'ensemble du monde civilisé », où la préservation des centres historiques est considérée comme un élément essentiel du respect du patrimoine culturel, les autorités arméniennes auraient adopté une approche différente.

Peu convaincante l'explication avancée aujourd'hui par les autorités arméniennes, selon laquelle la destruction de la forteresse, des mosquées et d'autres bâtiments aurait résulté de la campagne soviétique contre la religion. Les démolitions ne concernaient pas uniquement des édifices religieux - effectivement souvent visés à l'époque soviétique -, mais également de vastes ensembles architecturaux sans lien avec le culte.

En Union soviétique existait un système officiel de protection des monuments historiques et des centres urbains anciens. Par exemple, le Kremlin de Moscou, la vieille ville fortifiée de Bakou (Ichéri Cheher), la forteresse de Narikala à Tbilissi ou encore la citadelle de Naryn-Kala à Derbent, qui n'ont pas été détruits.

Le centre historique d'Irévan a été rasé, c'est parce qu'il rappelait le passé musulman et azerbaïdjanais de l'actuelle capitale arménienne. Cet acte de vandalisme flagrant perpétré par les autorités arméniennes destinait à dissimuler et effacer la véritable histoire d'Irévan et de l'Arménie des générations futures.

Cette conclusion est corroborée par les propos de l'architecte russe Andreï Ivanov, qui a publié une série d'articles consacrés au vieil Irévan dans la presse arménienne. Celui-ci souligne que le plan directeur adopté en 1924 ne prévoyait pas la conservation de la vieille ville. Ce plan avait été élaboré par l'architecte arménien Alexandre Tamanian.

Andreï Ivanov écrivit :

« Tamanian a également instauré une autre orientation : celle de la destruction impitoyable de la substance matérielle ancienne de la ville. Malgré toute la finesse de son plan d'urbanisme, presque tous les bâtiments figurant sur le plan de 1924 étaient nouveaux, réguliers et organisés en îlots (à l'exception de quelques églises et mosquées). »

S'appuyant sur les travaux d'autres chercheurs russes, Andreï Ivanov estime également que :

« Aujourd'hui, il apparaît que Tamanian, en concevant le nouvel Erevan, a appliqué à l'ancienne ville une stratégie de "destruction du lieu", consistant, selon N. et D. Zamiatine, à effacer tous ses traits traditionnels, ses caractéristiques, ses stéréotypes et ses symboles. »

Selon le professeur Karen Balian, membre correspondant de l'Académie internationale d'architecture (MAAM), plusieurs générations d'architectes arméniens se seraient « concurrencées » dans la destruction des bâtiments médiévaux d'Irévan durant la période soviétique.

Karen Balian considère que la situation actuelle de l'urbanisme de la capitale est encore plus préoccupante. Il mentionne notamment un projet élaboré par la mairie d'Erevan visant à créer un « centre historique » de la ville.

Après avoir progressivement détruit au siècle dernier le véritable centre historique - la forteresse d'Irévan -, les autorités arméniennes chercheraient désormais à construire un « nouvel ancien Erevan ».

À propos de ce projet, Karen Balian est cité en ces termes :

« Ce ne sera évidemment qu'un décor. Composé, soyons réalistes, de quelques rares fragments authentiques de l'ancienne architecture, il s'agira en réalité d'une reconstruction moderne, couverte d'un toit unique, alors que les cours d'Erevan étaient traditionnellement ouvertes sur le ciel. L'ensemble se transformera en un musée couvert. Ce ne sera pas un environnement historique vivant, mais son imitation sous la forme d'un volume unique… Je ne sais pas comment sauver le vieil Erevan, mais ce projet n'y parviendra certainement pas. »

De nombreux chercheurs et publicistes considèrent que la reconstruction d'Erevan avait avant tout pour objectif la disparition de l'ensemble architectural médiéval de la ville. Durant plusieurs décennies de la période soviétique, les autorités arméniennes ont fait démolir la majorité des bâtiments anciens du centre-ville, remplacés par des quartiers urbains modernes.


La falsification de l'histoire d'Irévan

C'est après la destruction des anciens ensembles architecturaux azerbaïdjanais d'Irévan qu'aurait été élaborée et diffusée la thèse selon laquelle l'actuelle capitale de l'Arménie tirerait son origine de la forteresse urartéenne d'Erebouni.

Cette interprétation remonte aux années 1950, lorsque des archéologues soviétiques mirent au jour, à Teishebaini, près d'Irévan, les vestiges d'une forteresse de l'époque du royaume d'Ourartou ainsi qu'une tablette cunéiforme portant les lettres « RBN ». Les autorités scientifiques locales interprétèrent rapidement cette inscription comme désignant « Erebouni », établissant ainsi un lien direct avec le nom d'Erevan.

En réalité, premièrement, l'inscription cunéiforme ferait en réalité référence à la forteresse urartéenne d'Irpuini et non à Erebouni. D'autre part, comme le soulignent tous les chercheurs sérieux, y compris arméniens, la langue, la culture et l'histoire de l'Urartu n'ont aucun lien avec les Arméniens.

De plus, durant la période de domination d'Ourartou et de la construction des forteresses urartéennes dans cette région, les ancêtres des Arméniens actuels vivaient dans les Balkans. Selon cette version, le peuple arménien ne se serait constitué que plusieurs siècles après la disparition du royaume d'Ourartou, avant de s'établir, bien plus tard encore, dans le Caucase du Sud.

Néanmoins, l'inscription cunéiforme découverte portant les initiales « RBN » paraissait encore invraisemblable dans l'histoire d'Erevan, suscitant de vives critiques de la part d'éminents chercheurs soviétiques et étrangers, y compris ceux ayant participé aux fouilles de Teishebaini.

Parmi ces érudits figuraient l'académicien I.I. Mintz de l'Académie des sciences de l'URSS, figure de proue de l'historiographie soviétique, qui visita à l'époque le site de fouilles de la forteresse ourartéenne, ainsi que l'académicien B.B. Piotrovsky, archéologue et orientaliste de renommée mondiale, qui y mena des fouilles dans cette région.

Les chercheurs soviétiques participant aux événements d'Erebuni furent surpris de découvrir une « ville ourartéenne » construite sur le site, que les autorités arméniennes avaient présentée comme une authentique cité antique. On leur expliqua qu'il s'agissait d'un faux complexe muséal destiné à mettre en valeur l'architecture et l'urbanisme ourartéens.

Le journaliste et chercheur russe Maxim Pakharenko, de retour d'une visite à Erevan, a judicieusement qualifié le complexe d'Erebouni de forteresse soviéto-ourartéenne, car la quasi-totalité des bâtiments date de l'époque soviétique.

Selon M. Pakharenko, le musée d'Erebouni « est essentiellement composé de copies d'artefacts » et ne présente pas l'aspect d'un véritable site antique, puisqu'il s'agit d'« une forteresse reconstruite à l'époque soviétique ». Il ajoute :

« On sent que les reconstructeurs soviétiques ont volontairement renforcé l'impression de monumentalité des murailles d'Erebouni… Il est très probable qu'ils aient rehaussé les soubassements en pierre afin de rendre l'ensemble plus imposant. »

Évoquant un tombeau et un mausolée présentés comme urartéens, découverts en 1984 sur le site de l'usine « Avtoagregat » à Irévan, Pakharenko estime également que « tout porte à croire que, vu de l'extérieur, ce mausolée est une construction entièrement moderne ».

Pourtant, en dépit de ces critiques, cette forteresse reconstituée continue d'être présentée aux habitants et aux visiteurs d'Erevan comme un monument antique et comme le « précurseur » de la capitale arménienne. Des films, des livres et des articles lui sont consacrés.

En réalité, toute cette supercherie aurait essentiellement pour objectif de masquer la destruction du véritable centre historique de la ville, représenté, à ses yeux, par la forteresse d'Erivan.


Conclusion

Pendant longtemps, les chercheurs étrangers, ceux de la Russie impériale et de l'Union soviétique ont accordé peu d'attention à la question des terres historiques azerbaïdjanaises dans le Caucase du Sud. Cette problématique aurait principalement été étudiée dans le cadre de l'histoire de la Perse, de l'Empire ottoman et de leurs relations avec la Russie.

Cette approche a conduit à négliger des pans importants de l'histoire de l'Azerbaïdjan, notamment celle du khanat d'Erivan, auquel il attribue une influence significative sur l'histoire, la culture, l'architecture et les évolutions politiques du Caucase.

Après la dissolution de l'Union soviétique et le rétablissement de son indépendance, l'Azerbaïdjan a entrepris de réexaminer son patrimoine historique et de réfuter ce qu'il qualifie de « conception historique arménienne erronée ».

La République d'Azerbaïdjan est l'héritière spirituelle des grands empires médiévaux d'Orient, ainsi que des États et khanats qui ont existé à différentes époques dans le Caucase, en Asie Mineure, au Proche-Orient et au Moyen-Orient.

Durant de nombreux siècles, la quasi-totalité du territoire de l'actuelle République d'Arménie a fait partie de différents États turcs et azerbaïdjanais. À ce titre, il considère qu'il est essentiel de faire connaître à la communauté internationale une histoire de la région fondée, selon lui, sur des sources fiables. Il conclut en indiquant que cette question constitue aujourd'hui une priorité au niveau de l'État azerbaïdjanais.


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