Selon AZERTAC, citant les médias locaux, Pashinian a fait part de ses vues lors de la 8ᵉ réunion bilatérale de la Plateforme de la société civile Arménie-UE.
« Dans la situation actuelle, nous n’éprouverons jamais un vrai sentiment de justice et d’intégrité, car le système judiciaire arménien est totalement déconnecté du peuple, qui est la source suprême du pouvoir », a-t-il affirmé.
Le Premier ministre a souligné que ce problème figure parmi les priorités à résoudre lors de l’adoption de la nouvelle Constitution, car en Arménie, la justice et l’intégrité sont souvent assurées par des institutions isolées du peuple et qui ne rendent pas suffisamment de comptes à celui-ci.
Selon Pashinian, la justice et l’intégrité signifient le respect de la Constitution et des lois. « Mais si la Constitution elle-même n’est pas en lien organique avec la source suprême du pouvoir, que peut-on attendre ? Dans ce cas, chacun peut agir à sa guise et il n’y aura ni justice ni intégrité, car la Constitution devrait exprimer la volonté libre du peuple. Il faut reconnaître que nous n’avons jamais eu une telle Constitution. Quand la source de cette volonté, que la justice et l’intégrité « de jure » produisent, est séparée du peuple, ce mécanisme ne sera jamais accepté par la population », a-t-il expliqué.
Il a précisé : « Je le dis non pas en tant que Premier ministre de la République d’Arménie, mais en tant que citoyen arménien, car personnellement je ne ressens pas l’existence de la justice et de l’intégrité au niveau institutionnel dans notre pays, et c’est un problème fondamental que nous devons résoudre ».