PACHINIAN A PROPOSE A LA RUSSIE DE CEDER LA CONCESSION DES CHEMINS DE FER A UN PAYS AMI

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14 Février 2026 18:47
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PACHINIAN A PROPOSE A LA RUSSIE DE CEDER LA CONCESSION DES CHEMINS DE FER A UN PAYS AMI

Comme le rapporte Caliber.Az, citant des médias arméniens, il a déclaré lors d’un briefing que, dans le cadre du projet TRIPP, certaines forces suggèrent de privilégier des itinéraires contournant l’Arménie - en substituant au tracé Meghri-Nakhitchevan-Yeraskh-Gyumri-Turquie une liaison Meghri-Nakhitchevan-Turquie.

« Nos partenaires internationaux disent : “Comment pourrait-on contourner l’Arménie ? C’est notre partenaire, elle fait partie du projet, etc.” Et alors, ceux qui souhaitent l’exclure rétorquent : “Les chemins de fer arméniens sont sous gestion russe” », a expliqué M. Pachinian.

Selon lui, les relations entre la Russie et de nombreux pays sont aujourd’hui tendues. Erevan s’emploie à convaincre ses partenaires que, si le réseau ferroviaire est effectivement géré par la Russie, il demeure la propriété de l’Arménie.

« Dans notre perception, la Russie ne veut pas - et dans la pratique ne créera pas - d’obstacles à nos projets régionaux. Naturellement, j’en ai parlé avec le président russe, qui soutient l’ensemble de ces initiatives », a souligné le chef du gouvernement.

Mais le problème, a-t-il poursuivi, réside dans le fait que, dans plusieurs pays d’Occident, d’Orient, du Sud et parfois même du Nord, l’idée selon laquelle la gestion russe doit être prise en compte gagne en poids, et les partisans d’un itinéraire alternatif se multiplient.

M. Pachinian a ajouté que cette situation devait être exposée de manière transparente aux partenaires russes. Il a insisté sur le fait qu’Erevan n’a ni l’intention ni la volonté d’agir contre Moscou. Toutefois, en raison de la gestion russe des chemins de fer, l’Arménie perd des positions stratégiques et des avantages concurrentiels.

« À mes yeux, la solution serait qu’un pays entretenant des relations amicales à la fois avec l’Arménie et avec la Russie rachète simplement à Moscou le droit de gestion concessionnelle… Je ne sais pas, par exemple le Kazakhstan, les Émirats arabes unis, le Qatar ou tout autre pays qui ne me vient pas à l’esprit à cet instant. Des pays qui entretiennent des relations aussi chaleureuses avec la Russie qu’avec l’Arménie », a conclu le Premier ministre.