Selon les médias arméniens, M. Pachinian a souligné que l’armée arménienne connaît depuis plusieurs années un processus de modernisation graduelle et continue, visant à renforcer ses capacités de défense. Cette réforme passe notamment par une augmentation des soldes des militaires, la mise en œuvre d’un programme de certification volontaire, l’élargissement des garanties sociales accordées aux personnels et l’acquisition d’équipements militaires modernes.
Le premier ministre a rappelé que les forces armées disposent d’un mandat clairement défini : la protection du territoire internationalement reconnu de l’Arménie. « Une armée forte et professionnelle est une condition indispensable à la préservation de la souveraineté, de l’indépendance et de la sécurité de l’État », a-t-il déclaré, tout en précisant que ces efforts de renforcement ne s’inscrivent pas dans une logique offensive.
Dans son discours, Nikol Pachinian a ainsi tenté de trouver un équilibre entre la nécessité de consolider l’appareil de défense et la volonté affichée de privilégier une solution pacifique aux différends régionaux. Un message destiné tant à l’opinion publique intérieure qu’aux partenaires internationaux, alors que le Caucase du Sud demeure une zone sensible sur le plan géopolitique.