Les élections législatives en Géorgie se tiendront conformément au calendrier constitutionnel et le parti au pouvoir, le Rêve Géorgien, n’envisage pas d’organiser un scrutin anticipé. C’est ce qu’a déclaré le Premier ministre Irakli Kobakhidze dans un entretien accordé à la chaîne Imedi TV.
« Si quelqu’un en Géorgie craint aujourd’hui des élections anticipées, c’est bien l’opposition. Elle a elle-même retiré cette exigence de l’ordre du jour », a affirmé Kobakhidze. « Nous comptons respecter le calendrier constitutionnel. Nous avons nos principes et nos règles, et nous estimons que les processus politiques en Géorgie doivent se dérouler conformément à la Constitution. C’est pourquoi nous considérons que les élections législatives doivent avoir lieu le 28 octobre 2028. »
Le dernier scrutin parlementaire en Géorgie, organisé en octobre 2024, avait déclenché une grave crise politique. Les partis d’opposition avaient refusé d’en reconnaître les résultats, mettant en doute la légitimité du Rêve géorgien tant sur le plan intérieur qu’international.
Dans ce contexte, les spéculations sur la tenue de nouvelles élections se sont multipliées. Des analystes relèvent que des préparatifs sont déjà en cours : la Cour constitutionnelle examine des recours visant à interdire les principaux partis d’opposition, tandis que le Parlement a récemment adopté des amendements restreignant le droit de vote des citoyens vivant à l’étranger, une catégorie traditionnellement plus critique à l’égard du gouvernement.
Si la tenue d’élections anticipées demeure une revendication centrale des manifestations en cours à Tbilissi, l’opposition continue de réclamer des réformes d’ampleur afin de garantir des scrutins libres et transparents.