8 NOVEMBRE - JOURNÉE DE LA VICTOIRE : ILHAM ALIYEV REND HOMMAGE AUX HÉROS DE LA GUERRE À KHANKENDI

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8 Novembre 2026 10:10
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8 NOVEMBRE - JOURNÉE DE LA VICTOIRE : ILHAM ALIYEV REND HOMMAGE AUX HÉROS DE LA GUERRE À KHANKENDI

À l’occasion du 8 Novembre, Journée de la Victoire, le président de la République d’Azerbaïdjan et commandant suprême des forces armées, Ilham Aliyev, s’est rendu au mémorial de la Victoire à Khankendi, où il a déposé une gerbe. Le chef de l’État a également adressé ses félicitations au peuple azerbaïdjanais à l’occasion de cette journée commémorative.

Le message du président Ilham Aliyev:

« Je tiens à adresser mes plus chaleureuses félicitations à mon cher peuple à l’occasion de la Journée de la Victoire, ainsi qu’aux Forces armées azerbaïdjanaises.

Que les âmes de nos soldats et officiers tombés au cours de la guerre patriotique reposent en paix. Qu’Allah accorde Sa miséricorde à tous nos martyrs. Grâce aux sacrifices de ces hommes et au courage de nos militaires, nous avons pu mettre fin à l’occupation arménienne.

Pendant les 44 jours de la guerre patriotique, les Forces armées azerbaïdjanaises ont fait preuve d’un héroïsme, d’une bravoure, d’un patriotisme et d’un dévouement exceptionnels. L’ennemi a été brisé sur le champ de bataille. Plus de 300 villes et villages ont été libérés au cours de ces 44 jours. Le drapeau azerbaïdjanais a été hissé dans ces localités. En conséquence, dans la nuit du 9 au 10 novembre, l’Arménie a été contrainte de signer l’acte de capitulation. Les territoires qui n’avaient pas encore été libérés sur le champ de bataille ont ainsi été restitués à l’Azerbaïdjan, sans qu’un seul coup de feu supplémentaire soit tiré et sans qu’un seul martyr soit à déplorer.

La guerre patriotique de 44 jours constitue une page glorieuse de notre histoire. Nous sommes légitimement fiers de cette victoire. Tout le peuple azerbaïdjanais en est fier, et les générations futures le seront également. Cette page historique restera éternellement gravée dans nos cœurs.

Au cours de cette guerre, le peuple azerbaïdjanais a démontré au monde entier ses qualités morales et sa force de caractère. L’Arménie avait édifié plusieurs lignes de fortifications dans les territoires occupés. À certains endroits, six ou sept lignes de défense avaient été aménagées. L’ensemble de ces territoires était miné. Barbelés, fortifications, positions stratégiques, collines et montagnes constituaient autant d’obstacles considérables.

La partie arménienne était convaincue que l’Azerbaïdjan ne serait pas en mesure de libérer ses territoires par la voie militaire ou que personne ne nous en donnerait l’autorisation. Elle s’est trompée. Le peuple azerbaïdjanais a une nouvelle fois démontré au monde toute sa grandeur.

Nos soldats et nos officiers ont affronté les lignes de défense au péril de leur vie. Certains sont tombés au combat, d’autres ont été blessés et beaucoup ont atteint le rang glorieux des martyrs. C’est notre esprit national qui nous a poussés à avancer.

Bien entendu, les efforts déployés pendant de longues années pour renforcer notre armée, accroître le professionnalisme de nos forces armées, organiser régulièrement des exercices militaires, améliorer leurs capacités opérationnelles et les équiper de matériels et d’armements modernes ont largement contribué à notre victoire.

Mais la principale force qui nous a conduits à la victoire résidait dans le cœur de notre peuple, de nos soldats et de nos officiers. Le chemin qui nous a guidés était celui de la dignité. Le peuple azerbaïdjanais n’a jamais accepté l’idée de vivre sous occupation.

Durant les années d’occupation, j’ai déclaré à plusieurs reprises, lors de différentes manifestations, que l’Azerbaïdjan ne se résignerait jamais à cette situation. Pourtant, les pays qui soutenaient l’Arménie tentaient de nous faire accepter cette occupation. On nous répétait que ce conflit ne pouvait pas être résolu militairement. Diverses manœuvres étaient orchestrées pour nous pousser à consentir à des concessions inacceptables.

La vaste campagne de dénigrement, de calomnies et de diffamation menée contre l’Azerbaïdjan, ainsi que toutes les provocations visant à discréditer notre État, notre peuple et ses dirigeants, ont échoué.

J’ai toujours affirmé que nous ne nous résignerions jamais à l’occupation et que, si l’Arménie ne quittait pas volontairement les territoires occupés, nous rétablirions notre intégrité territoriale par la voie militaire.

Malheureusement, mes avertissements n’ont pas été entendus. Notre peuple s’est alors uni comme un seul homme et a brisé la résistance de l’ennemi sur le champ de bataille, rétablissant ainsi la justice historique, notre dignité et le droit international.

La partie arménienne était devenue si arrogante qu’elle ne cessait de nous menacer. Elle brandissait la menace d’une nouvelle guerre pour de nouveaux territoires et cherchait à humilier notre dignité par la formule : “Le Karabagh, c’est l’Arménie, un point c’est tout.”

Nous lui avons répondu sur le champ de bataille, où chacun a pu constater clairement le rapport des forces. Pas un seul soldat de l’armée azerbaïdjanaise n’a fui le combat ni déserté. Or, selon les propres déclarations des dirigeants arméniens, près de 12 000 soldats auraient déserté les rangs de l’armée arménienne. Voilà toute la différence.

En assurant une supériorité totale sur le champ de bataille, l’Azerbaïdjan a scellé le sort de la deuxième guerre du Garabagh avec la libération de Choucha, le 8 novembre, jour où nous célébrons la Journée de la Victoire. Dès le lendemain, dans la nuit du 9 au 10 novembre, l’Arménie a signé l’acte de capitulation.

À l’époque, nous avions également répondu aux déclarations déplacées des dirigeants arméniens. J’avais affirmé : “Le Garabagh, c’est l’Azerbaïdjan, point d’exclamation !” Nous avons inscrit ce point d’exclamation le 20 septembre 2023, ici même, à Khankendi.

L’opération antiterroriste d’une journée a complètement paralysé le corps d’armée arménien d’occupation, fort de 15 000 hommes. À l’issue d’une opération militaire menée avec une grande précision et un haut degré de professionnalisme, l’Arménie a été contrainte de capituler une seconde fois.

Aujourd’hui, nous construisons et reconstruisons le Garabagh libéré. Nous, les possesseurs légitimes de ces terres, montrons au monde entier qu’elles nous appartiennent. Car nous sommes un peuple bâtisseur.

Durant l’occupation, l’Arménie s’est contentée de piller nos ressources naturelles, d’abattre nos forêts et d’exploiter illégalement nos mines. Nous, en revanche, reconstruisons nos villes à partir de ruines.

Toutes nos villes et tous nos villages avaient été rasés pendant l’occupation. Il s’agit d’un acte de barbarie sans précédent. Nos monuments historiques et nos mosquées ont été détruits et profanés par l’Arménie.

Aujourd’hui, de vastes travaux de reconstruction sont en cours et le programme du “Grand Retour” est mis en œuvre. Quelque 97 000 personnes vivent, étudient et travaillent désormais dans les territoires libérés. Chaque mois, nous assistons au retour de nouveaux anciens déplacés dans leurs terres natales.

Je prononce ces paroles de félicitations ici, à Khankendi, devant l’Arc de la Victoire. Il s’agit du deuxième arc érigé en l’honneur de notre glorieuse victoire. Le premier se trouve à Bakou et le second ici, à Khankendi.

Un musée de la Victoire fonctionne également à proximité de l’arc de Bakou. Le nom de chacun de nos martyrs y est inscrit. Un musée de la Victoire sera également aménagé à Khankendi. Les derniers travaux préparatoires à sa création sont déjà en cours.

Il sera installé dans l’ancien bâtiment de l’administration exécutive, qui fut autrefois l’un des centres de la politique d’agression et d’occupation menée contre l’Azerbaïdjan. C’était un véritable repaire du mal.

Lorsque je me suis rendu dans ce bâtiment, en octobre 2023, après notre glorieuse victoire, j’ai commencé par en ouvrir les fenêtres afin que cet esprit maléfique en soit chassé.

C’est désormais dans ce même bâtiment que sera installé le musée de la Victoire. Ceux qui y siégeaient, les criminels de guerre, ont reçu le châtiment qu’ils méritaient. Ils voulaient venir à Bakou à bord de chars et y boire leur thé. Ils faisaient des déclarations arrogantes, convaincus qu’ils bénéficieraient éternellement de la protection de certains et pourraient poursuivre indéfiniment leur politique d’occupation. Nous leur avons montré ce qu’il en était réellement. Nous avons démontré la dignité, l'endurance et la volonté du peuple azerbaïdjanais. Aujourd’hui, ils boivent du thé dans les prisons azerbaïdjanaises et purgent les peines qu’ils méritent.

Sur les marches qui conduisent à cet Arc de la Victoire, chaque journée de la guerre patriotique est gravée. Toute personne qui les gravit éprouve légitimement un sentiment de fierté en revivant l’histoire de notre glorieuse progression de 44 jours.

Mais je tiens également à souligner que ces marches portent, symboliquement, le sang de nos martyrs. Chaque jour, nous perdions des hommes et le sang était versé. Malgré cela, notre peuple a fait preuve d’un véritable patriotisme et d’une solidarité remarquable. Le soutien populaire m’a donné, en tant que commandant suprême, une force supplémentaire.

Nous avons continué d’avancer sans jamais nous arrêter, sans reculer d’un seul pas. Nous avons chassé l’ennemi de nos territoires, rétabli nos droits et la justice. Aujourd’hui, notre territoire est libre et son intégrité est rétablie.

Ce sont nos valeurs nationales et spirituelles qui nous ont guidés. L’État azerbaïdjanais est fondé sur ces principes. Nos valeurs nationales, spirituelles et azerbaïdjanaises sont pour nous supérieures à toute autre considération. Depuis des siècles, nous les préservons dans nos cœurs, nous les protégeons et nous les transmettrons aux générations futures comme un précieux héritage.

L’idéologie de l’azerbaïdjanisme constitue le fondement philosophique de toutes nos réussites. Elle est la philosophie qui rassemble l’ensemble de nos citoyens et l’idéal qui nous pousse à avancer.

En Azerbaïdjan, toutes les communautés ethniques et les représentants de toutes les religions vivent comme les membres d’une même famille. Ce qui nous unit, c’est la citoyenneté, la solidarité et l’idéologie de l’azerbaïdjanisme. Telle est notre idée nationale, et je tiens à souligner une nouvelle fois qu’elle constitue la voie vers l’avenir.

La stabilité sociopolitique qui règne aujourd’hui dans notre pays, le climat positif, la dynamique de reconstruction et l’unité de notre société autour d’un objectif commun constituent, à mon sens, une réalité rarement observée dans le monde actuel.

En cette belle journée de fête, je tiens une nouvelle fois à souligner la grandeur du peuple azerbaïdjanais. Seul un grand peuple pouvait faire preuve d’une telle volonté malgré les souffrances et les épreuves, malgré trente années d’occupation et les menaces des grandes puissances qui soutenaient l’Arménie. Le peuple m’a apporté son soutien et a ainsi contribué à rendre notre victoire possible.

En célébrant cette belle fête, chacun de nous éprouve légitimement un profond sentiment de fierté. Dans le même temps, nous rendons un hommage respectueux à la mémoire de nos martyrs qui ont sacrifié leur vie sur ce chemin.

Je suis convaincu que chacun d’entre nous se dit intérieurement : nous devons être suffisamment forts pour que plus personne n’envisage même de porter atteinte à l’Azerbaïdjan. Je suis certain qu’il en sera ainsi.

Aujourd’hui, l’Azerbaïdjan est un État puissant, indépendant de toute dépendance politique, économique et militaire, qui mène une politique souveraine et défend sa dignité.

Gloire au peuple d'Azerbaïdjan ! Gloire à nos Forces armées ! Vive l’Azerbaïdjan ! »