LES DISPARUS DANS LES CONFLITS SONT UNE DES QUESTIONS HUMANITAIRES LES PLUS DOULOUREUSES, DÉCLARE UNE MINISTRE GÉORGIENNE

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10 Octobre 2026 13:49
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LES DISPARUS DANS LES CONFLITS SONT UNE DES QUESTIONS HUMANITAIRES LES PLUS DOULOUREUSES, DÉCLARE UNE MINISTRE GÉORGIENNE

Les cas de disparition comptent parmi les questions humanitaires les plus douloureuses et les plus persistantes, a déclaré Tea Akhvlediani, ministre d’État géorgienne chargée de la Réconciliation et de l’Égalité civique, et présidente de la Commission interministérielle pour la recherche, la récupération et la remise des dépouilles des personnes disparues.

Elle s’exprimait lors de la quatrième conférence internationale intitulée « Renforcer la confiance et élaborer des mécanismes efficaces pour résoudre la question des personnes disparues », organisée mercredi dans le cadre du Dialogue de Bakou sur les personnes disparues, rapporte le correspondant de Trend présent sur place.

Elle a souligné que les conséquences de ces disparitions sont particulièrement lourdes pour les familles, contraintes de vivre parfois pendant des décennies dans l’incertitude quant au sort de leurs proches.

« Si les différents pays ont leur propre expérience historique de la question des personnes disparues et ont mis en place des mécanismes adaptés à leurs contextes respectifs, nous sommes fermement unis par un objectif humanitaire commun : établir le sort et le lieu où se trouvent les personnes disparues et, chaque fois que cela est possible, apporter des réponses aux familles qui les attendent depuis si longtemps.

C’est précisément cette responsabilité commune qui nous réunit aujourd’hui, afin de renforcer notre engagement dans la durée et la coopération multilatérale, tout en mettant en commun l’expertise des États, des organisations internationales, du monde universitaire et de la société civile », a-t-elle souligné.

La ministre a ajouté qu’au-delà de l’amélioration des mécanismes de recherche et des moyens d’investigation médico-légale, l’instauration de la confiance et le développement d’une coopération étroite demeuraient des étapes essentielles pour atteindre l’objectif fixé : rechercher et recenser toutes les personnes disparues, indépendamment de leur appartenance ethnique.

Organisée par la Commission d’État chargée des prisonniers de guerre, des otages et des personnes disparues, la quatrième conférence internationale consacrée au thème « Renforcer la confiance et élaborer des mécanismes efficaces pour résoudre la question des personnes disparues » se tient au palais de Gulustan, dans le cadre du Dialogue de Bakou sur les personnes disparues.

L’événement rassemble d’anciens chefs d’État et de gouvernement, des représentants de haut rang d’organisations internationales et de pays étrangers, des responsables d’organismes chargés des questions relatives aux personnes disparues, des experts, des représentants d’organisations non gouvernementales et des spécialistes des droits de l’homme. Des ambassadeurs, des attachés militaires de pays étrangers accrédités en Azerbaïdjan ainsi que d’autres personnalités officielles y prennent également part.

L’un des principaux axes des discussions de cette année porte sur l’instauration et le renforcement de la confiance entre les parties.

L’objectif de la conférence ne se limite pas à des échanges de vues : il s’agit de contribuer à la mise en place de mécanismes concrets et durables favorisant la confiance et la coopération, garantissant aux familles leur droit de connaître la vérité, facilitant l’échange d’informations et élargissant le recours aux techniques modernes de médecine légale, aux analyses ADN et aux nouvelles technologies.

Les travaux de la conférence se poursuivront jusqu’au 10 octobre.