La position de l’Azerbaïdjan sur la scène internationale en matière de gestion des finances publiques met une nouvelle fois en lumière l’un des principaux atouts de sa politique économique. Dans l’édition 2026 du Chandler Good Government Index, publié par le Chandler Governance Group, le pays s’est classé troisième sur 133 États dans la catégorie « Gestion responsable des finances publiques » (Financial Stewardship). Derrière Singapour et la Norvège, l’Azerbaïdjan a obtenu de solides résultats en matière de discipline budgétaire, d’efficacité des dépenses publiques et de gestion de la dette publique.
L’un des éléments les plus remarquables de cette performance est l’excédent budgétaire de l’Azerbaïdjan. Le pays occupe la première place parmi les 133 États évalués au titre de cet indicateur, témoignant d’un équilibre solide entre les recettes et les dépenses publiques. Un excédent budgétaire constitue l’un des piliers essentiels de la résilience financière de l’État : il lui permet de disposer d’une plus grande marge de manœuvre pour financer des projets stratégiques, développer les infrastructures, maintenir les programmes sociaux et soutenir l’activité économique.
Ces capacités budgétaires reposent sur une approche de long terme de la gestion des finances publiques. La maîtrise des recettes budgétaires, l’affectation des dépenses aux secteurs prioritaires et la constitution de réserves financières sont devenues des composantes importantes de la politique économique du pays. Cette stratégie a permis de créer des marges de sécurité financière qui renforcent la capacité de l’Azerbaïdjan à résister aux chocs économiques, tant extérieurs qu’intérieurs.
La 16e place obtenue par l’Azerbaïdjan dans le domaine de l’efficacité des dépenses publiques constitue une autre avancée notable. Dans une économie moderne, les retombées des finances publiques dépendent largement de la manière dont les ressources de l’État sont réparties et des résultats économiques et sociaux qu’elles permettent d’obtenir. Les investissements de grande ampleur dans les infrastructures, l’énergie, les transports, le développement régional, les programmes sociaux et la reconstruction des territoires libérés ont accru les effets économiques et sociaux de l’investissement public.
Le classement de l’Azerbaïdjan à la 26e place pour l’indicateur relatif à la dette publique met en évidence une autre dimension importante de sa politique budgétaire. Un niveau d’endettement relativement faible offre à l’État une flexibilité financière supplémentaire. Cette marge de manœuvre peut favoriser la croissance économique, soutenir les investissements stratégiques et préserver la stabilité financière lorsque les marchés financiers mondiaux connaissent des périodes de forte volatilité.
La performance budgétaire de l’Azerbaïdjan prend également tout son sens lorsqu’on la rapproche de l’importance de ses réserves financières. Les réserves du Fonds pétrolier de la République d’Azerbaïdjan et de la Banque centrale constituent un important filet de sécurité pour l’économie nationale. Elles renforcent la flexibilité budgétaire, facilitent la gestion des engagements extérieurs et contribuent à la stabilité macroéconomique.
Les ressources financières générées par le secteur énergétique jouent, elles aussi, un rôle déterminant. Depuis de nombreuses années, les recettes pétrolières et gazières représentent l’un des principaux piliers des finances publiques. Toutefois, la politique économique actuelle oriente de plus en plus ces ressources vers le développement des secteurs non pétroliers, l’industrialisation, les projets de transport et de logistique, les énergies renouvelables et le renforcement du potentiel économique des régions.
La qualité de la gestion financière envoie également un signal important aux investisseurs. Un endettement public maîtrisé, une discipline budgétaire rigoureuse et des réserves financières substantielles confortent les anticipations positives quant à la stabilité macroéconomique de l’Azerbaïdjan. Ces facteurs contribuent à créer un environnement plus favorable aux investissements de long terme et offrent aux investisseurs une meilleure visibilité sur la situation budgétaire du pays.
Le résultat obtenu dans le Chandler Good Government Index constitue un indicateur international important du rôle que joue la discipline budgétaire dans la politique économique de l’Azerbaïdjan. La troisième place du pays sur 133 États témoigne de l’approche institutionnelle qu’il a développée en matière de gestion des finances publiques.
La prochaine étape consiste à transformer cette solidité budgétaire en gains de productivité économique encore plus importants. Une situation saine des finances publiques constitue une base solide pour stimuler davantage l’investissement privé, accroître les exportations hors hydrocarbures, créer de nouvelles unités industrielles, favoriser le développement technologique et renforcer les investissements dans le capital humain. La position avantageuse de l’Azerbaïdjan en matière de gestion des finances publiques peut ainsi servir de point de départ à la réalisation de ces objectifs économiques de long terme.
La troisième place mondiale de l’Azerbaïdjan dans la catégorie « Gestion responsable des finances publiques » revêt une portée qui dépasse celle d’un simple classement. Elle traduit la reconnaissance internationale de la résilience budgétaire du pays, fondée sur la discipline budgétaire, les réserves financières, la gestion de la dette publique et l’efficacité des dépenses de l’État. En associant cette résilience à la diversification économique, au développement industriel et à l’essor des secteurs à forte valeur ajoutée, l’Azerbaïdjan peut faire de la solidité de ses finances publiques l’un des fondements de la prochaine étape de son développement économique.
Par Qabil Ashirov