Le ministre azerbaïdjanais des Affaires étrangères, Jeyhun Bayramov, a déclaré que des avancées importantes avaient été réalisées dans le processus de normalisation avec l’Arménie. Il a indiqué que près de 13 kilomètres de la frontière commune avaient déjà été délimités et démarqués, tout en réaffirmant qu’un accord de paix définitif pourrait être signé dès que l’Arménie supprimera de sa Constitution les dispositions comportant des revendications territoriales.
S’exprimant devant la presse après une visite à l’Allée d’honneur à Bakou, à l’occasion du 9 juillet, Journée professionnelle du service diplomatique de l’Azerbaïdjan, Jeyhun Bayramov a estimé que le processus de délimitation de la frontière produisait déjà des résultats encourageants.
« Les travaux de délimitation de la frontière se poursuivent entre les deux pays. Des commissions ont été mises en place de part et d’autre, de nombreux actes juridiques ont été adoptés et un accord a été conclu pour mener la délimitation du nord vers le sud. L’Azerbaïdjan a rempli l’ensemble de ses engagements concernant la finalisation de l’accord de paix », a déclaré le ministre.
Selon lui, le principal obstacle à la signature du traité de paix réside désormais dans le cadre constitutionnel arménien.
« Nous avons également nos propres attentes. L’Arménie a indiqué que sa nouvelle Constitution ne ferait plus référence à l’ancienne Déclaration d’indépendance. Une fois les revendications territoriales figurant dans la Constitution actuelle supprimées, plus rien ne fera obstacle à la paix. Plus cela se produira rapidement, mieux ce sera », a-t-il affirmé, ajoutant que l’accord de paix pourrait être signé dès le lendemain de l’entrée en vigueur des amendements constitutionnels.
Le chef de la diplomatie azerbaïdjanaise a également annoncé que Bakou s’attendait à de nouvelles avancées concernant le projet TRIPP dans un avenir proche. Il a précisé que des discussions préliminaires étaient actuellement en cours avec les États-Unis et l’Arménie au sujet de cette initiative.
Ces déclarations interviennent après une série d’évolutions diplomatiques majeures à Washington. Le 8 août, le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev, le président américain Donald Trump et le Premier ministre arménien Nikol Pachinian ont signé une déclaration conjointe à l’issue de discussions tenues dans la capitale américaine.
Au cours de cette même visite, Jeyhun Bayramov et son homologue arménien Ararat Mirzoyan ont paraphé le projet d’Accord sur la paix et l’établissement de relations interétatiques entre la République d’Azerbaïdjan et la République d’Arménie. Les deux ministres ont également signé une requête conjointe adressée à la présidence en exercice de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), demandant la clôture officielle du Processus de Minsk de l’OSCE, y compris le mandat du représentant personnel de la présidence en exercice pour le conflit traité dans le cadre de la Conférence de Minsk, ainsi que celui du Groupe de planification de haut niveau.
Les dernières déclarations des autorités azerbaïdjanaises témoignent de la poursuite de la dynamique de normalisation entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie. Toutefois, la signature d’un traité de paix global demeure conditionnée à l’adoption de réformes constitutionnelles en Arménie.