LE SORT TRAGIQUE DES AZERBAIDJANAIS DU GOUVERNORAT D'ERIVAN (1918-1920) - DEUXIEME PARTIE

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LE SORT TRAGIQUE DES AZERBAIDJANAIS DU GOUVERNORAT D'ERIVAN (1918-1920) - DEUXIEME PARTIE

Le 5 janvier 1919, le Conseil de la communauté des musulmans de la province d’Erivan fut créé à Bakou. L’un des principaux objectifs de cette instance était d’informer sans délai le gouvernement et le Parlement de l’Azerbaïdjan, ainsi que le commandement allié, de la situation des musulmans de la province d’Erivan, et d’apporter une assistance matérielle aux réfugiés musulmans issus de cette région.

Le 8 janvier 1919, un appel du comité exécutif des musulmans de la province d’Erivan fut lu lors d’une séance du Parlement de la République d’Azerbaïdjan République démocratique d’Azerbaïdjan.

« Les troupes arméniennes se sont emparées de l’ensemble du district de Surmali ainsi que de parties des districts d’Erivan, d’Elizavetpol et de Sharur, et avancent vers le Nakhitchevan. La population civile musulmane est en partie massacrée, en partie expulsée de ses villages, contrainte de fuir vers les montagnes à l’intérieur de la Perse, ce qui la menace d’une mort imminente. Les territoires ainsi vidés sont peuplés par des réfugiés arméniens venus de l’Arménie turque. Il est nécessaire de prendre des mesures pour protéger l’existence physique de la population musulmane de la province d’Erivan. »

Cette situation est également décrite dans un télégramme du président du Conseil et futur représentant diplomatique de l’Azerbaïdjan en Arménie, Teymour Khan Makinski, adressé au Premier ministre F. Khoyski le 18 janvier 1919. Il y expose la situation créée dans la province après le retrait des troupes turques.

Selon ce document, les unités de l’armée turque avaient occupé l’été précédent plusieurs zones de la province d’Erivan presque entièrement peuplées de musulmans, notamment les districts de Surmali et de Sharur, ainsi que des parties des districts d’Echmiadzine, d’Erivan et de Nakhitchevan. Dans ce dernier, les musulmans formaient également une nette majorité.

Après le retrait des forces turques, les autorités de la République arménienne, considérant pour des raisons inconnues l’ensemble de la province d’Erivan comme partie intégrante de leur État, se sont emparées du district de Surmali ainsi que des zones d’Erivan et d’Echmiadzine où les musulmans vivaient de manière compacte. Elles projetaient également de prendre Sharur et Nakhitchevan, où des troupes avaient été envoyées. Des affrontements militaires opposaient déjà les forces arméniennes à la population musulmane.

Estimant que le gouvernement azerbaïdjanais n’avait pas la possibilité de défendre activement ces populations - pourtant considérées comme partie intégrante de l’Azerbaïdjan - Makinski proposa d’organiser à Tiflis une conférence spéciale réunissant des représentants des républiques arménienne et azerbaïdjanaise ainsi que le commandement allié. Il suggéra également la création d’une commission composée de membres du gouvernement azerbaïdjanais connaissant la situation d’Erivan et d’un représentant de la communauté. Il souligna enfin l’urgence de nommer un représentant diplomatique de l’Azerbaïdjan auprès de la République arménienne.

Le 31 janvier, le journal Azerbaïdjan annonça la nomination de l’avocat Muhammad Khan Tekinski comme représentant diplomatique de la République démocratique d’Azerbaïdjan auprès de la République arménienne.

Le 14 janvier 1919, ce même journal publia une lettre de Mir Hidayat Seyidov, éminente figure de la communauté musulmane de la province d’Erivan, adressée au président du Conseil des ministres F. Khoyski. Il y était indiqué que, sous prétexte d’escorter des réfugiés arméniens vers la province d’Erivan, les forces d’Andranik et son détachement se dirigeaient pour soutenir les troupes arméniennes dans leurs combats contre les musulmans de la région.

Dans le même temps, les réfugiés arméniens, sujets ottomans, s’installaient dans les zones à population musulmane, tandis que les musulmans étaient expulsés par la force des armes. Le rapport souligne également qu’après le retrait des troupes turques de Nakhitchevan et de Sharur, la population musulmane de ces districts avait proclamé la création du gouvernement de l’Araxe. Il décrit aussi la situation dramatique d’Ordoubad, menacée d’extermination physique par les forces armées arméniennes et les bandes d’Andranik.

Le document se conclut par l’expression d’une profonde conviction que le gouvernement azerbaïdjanais prendrait des mesures urgentes et décisives afin que la population de ces districts de la province d’Erivan « ne soit pas anéantie, écrasée et dispersée », enverrait des troupes en nombre suffisant et informerait l’opinion internationale de la situation par la presse.

L’étude d’une autre note du ministre des Affaires étrangères A. Ziyadkhanov, datée du 21 mars 1919 et adressée au représentant diplomatique de l’Azerbaïdjan en Géorgie M. Jafarov, montre que la destruction de villages musulmans dans la province d’Erivan - Garagach, Gadilu, Garabaylar, Agasibayli, Dahnaz et Shaganlu - s’accompagnait de l’enlèvement de plusieurs centaines de femmes et de jeunes filles.

Ces actes des groupes armés arméniens suscitèrent l’indignation du gouvernement azerbaïdjanais, qui adressa une protestation officielle au gouvernement arménien par l’intermédiaire de son représentant diplomatique M. Tekinski, le 24 mars 1919 :

« Au nom de mon gouvernement, je propose que le gouvernement de la République d’Arménie procède immédiatement à la libération de toutes les femmes et jeunes filles musulmanes capturées et détenues par les soldats arméniens. »

Comme le montre également le télégramme du représentant diplomatique adjoint F. Vakilov adressé au ministre des Affaires étrangères M. Jafarov le 31 mars 1919, la question fut soulevée auprès du représentant du commandement allié suprême à Erivan. F. Vakilov

Cependant, selon un télégramme de M. Tekinski daté du 12 juillet 1919, la partie arménienne n’avait pas l’intention de restituer les centaines de femmes musulmanes emmenées comme concubines par des soldats arméniens.

Les questions relatives au sort de la population musulmane en Arménie furent également abordées lors d’une rencontre entre le représentant diplomatique M. Tekinski et le Catholicos arménien le 18 mars 1919. Dans un télégramme du 2 avril 1919 adressé au ministre des Affaires étrangères M. Jafarov, Tekinski rapporte que le Catholicos souligna la nécessité de l’amitié entre l’Arménie et les musulmans et promit d’exhorter la population arménienne à vivre en paix avec eux.

La question du conflit territorial entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan fut abordée lors de la conférence de paix convoquée à Tbilissi le 27 avril 1919, qui poursuivit ses travaux au sein de commissions durant le mois de mai. La conférence examina les perspectives d’indépendance des peuples de la Transcaucasie et étudia les voies d’une unité politique et économique entre leurs différentes populations. Dans le même esprit, le ministre des Affaires étrangères de l’Arménie, S. Tigranyan, intervint au nom du gouvernement arménien, tandis que F. Kh. Khoyski s’exprima au nom du gouvernement azerbaïdjanais.

Tigranyan déclara que, pour la première fois, les peuples indépendants de la Transcaucasie avaient pris conscience de la nécessité de l’unité, et que cette prise de conscience constituait la clé permettant d’envisager une coexistence harmonieuse. La conférence s’accorda sur le principe que, dans le cadre de la délimitation des frontières entre les républiques du Caucase, seules les zones à population mixte pourraient faire l’objet de négociations (11) Toutefois, comme les événements ultérieurs le montrèrent, ces accords restèrent lettre morte, en raison - selon cette lecture - de la responsabilité de l’Arménie. La diplomatie arménienne, selon ses détracteurs, aurait eu pour habitude d’avancer d’abord des déclarations conciliantes, se présentant comme un acteur résolument pacifiste et multipliant les promesses de règlement du conflit, avant de se rétracter au dernier moment. Une telle attitude, qualifiée d’hypocrite dans ces sources, adoptée par l’Arménie entre 1918 et 1920 lors des conférences consacrées au conflit arméno-azerbaïdjanais, aurait réduit à néant toute initiative de paix de la République d’Azerbaïdjan.

La cession d’Erevan à l’Arménie en mai 1918 (selon l’annuaire du Caucase de 1917, 12 557 Azerbaïdjanais vivaient dans cette ville (12) eut des conséquences tragiques pour la population musulmane de la cité. Après avoir obtenu Erevan en échange de l’abandon de ses revendications sur le Karabagh, les forces armées arméniennes, en violation de l’accord, lancèrent une offensive dans le cadre du conflit du Karabagh en juillet 1918. Cela conduisit le gouvernement azerbaïdjanais à avertir la partie arménienne d’une possible révision de la décision précédente concernant Erevan. Ainsi, le Premier ministre de la République d’Azerbaïdjan, F. Khoyski, écrivit dans une dépêche du 31 juillet 1918 adressée au chef de la délégation azerbaïdjanaise aux négociations d’Istanbul, M. A. Rassoulzadé : « Si les Arméniens revendiquent le Karabagh, refusez de leur céder Erevan. »13

Dans un télégramme adressé le 8 octobre 1918 au ministère des Affaires étrangères arménien, évoquant l’issue de son entretien avec le représentant diplomatique de l’Azerbaïdjan en Géorgie, M. Jafarov, le représentant diplomatique de l’Arménie en Géorgie, A. Jamalyan, confirma ces arrangements : « Aujourd’hui, M. Jafarov est venu me voir… La conversation a rapidement porté sur la question du Karabagh. Il a mentionné la bonne attitude des Azerbaïdjanais envers nous lors de la conférence de Batoumi, le fait que l’indépendance de l’Arménie avait été reconnue grâce à leurs efforts et qu’ils nous avaient cédé Erevan parce que nous avions promis de ne pas soulever la question du Karabakh. » (14)

Le 29 juin 1919, un journal azerbaïdjanais publia les mémoires d’un témoin des persécutions de la population musulmane à Erevan : « Les musulmans sont tellement sans défense et hors-la-loi à Erevan qu’en plein jour, et encore moins la nuit, on leur arrache leurs vêtements s’ils sont encore en bon état, même dans le quartier musulman de la ville. De même, on leur prend leur argent et leurs objets de valeur… Les pillages et violences touchent également les domiciles privés des musulmans, d’où des jeunes armés jusqu’aux dents emportent les “surplus”. Tout cela se produit encore dans la capitale de l’Arménie - Erevan. Les souffrances, les tortures endurées par les musulmans à Erevan défient toute description. Beaucoup n’en supportent pas la charge et sombrent dans la folie, d’autres vieillissent prématurément… telle est la situation des musulmans dans la ville. » (15)

Un rapport du gouverneur général par intérim de l’Azerbaïdjan du Sud-Ouest, S. Djamilinski (districts de Nakhitchevan, Ordoubad, Chahroul, Daralagöz et Vedibasar), adressé au représentant diplomatique de l’Azerbaïdjan en Arménie, M. Tekinski, en octobre 1919, indiquait que le haut commissaire allié, le colonel William Gaskell, nommé par la Conférence de Paris, ainsi que d’autres responsables américains venus à Erevan au plus fort des persécutions contre les musulmans, n’avaient pas été informés de la réalité de la situation. Il était également précisé que les autorités arméniennes avaient empêché Gaskell de rencontrer des représentants de la population musulmane d’Erevan, désireux de lui décrire les tortures et souffrances endurées.(16)

En avril-mai 1919, le territoire du district de Novobayazet, dans la province d’Erivan, qui comprenait la zone autour du lac Göycha, subit une attaque massive de groupes armés arméniens. Ci-dessous figure un extrait du rapport du représentant habilité du 5e secteur du district de Goycha, Ismaïl Sultanov, adressé au chef du district de Gandja :

« À partir du 13 avril de cette année, les troupes de la République d’Ararat (arménienne – I. N.) ont lancé une offensive contre des villages musulmans pacifiques du district de Göycha, dans le district de Novobayazet, afin de “nettoyer” la région de la population musulmane vivant sur les marges orientales et septentrionales du lac Göycha. À ce jour, 22 villages, regroupant une population de 60 000 personnes, ont été détruits, incendiés et vidés de leurs habitants. La population musulmane malheureuse périt sous les tirs des forces arméniennes, dont l’objectif est d’exterminer les musulmans de Göycha, objectif qu’elles mettent actuellement en œuvre. On est saisi d’horreur devant de telles actions inhumaines et sanglantes des Arméniens et du gouvernement arménien à l’encontre de leurs anciens voisins musulmans et de leurs sujets musulmans ; ils ne tiennent aucun compte des appels et des supplications de la population musulmane.

Les musulmans tombés entre les mains des troupes arméniennes ne sont épargnés en aucune circonstance ; au contraire, ils sont soumis à des tortures indicibles. Femmes, enfants, vieillards et jeunes gens sont tués, à l’exception de quelques femmes et adolescentes… Les réfugiés survivants sont poursuivis par les troupes… Ils sont refoulés vers les ravins et les sommets enneigés, s’y retrouvent piégés dans la neige et meurent en masse. La tâche de la République d’Ararat est accomplie : il n’y a plus de musulmans dans la région de Göycha. À ce jour, 84 villages musulmans ont été détruits dans le district de Novobayazet. »

Il est intéressant de noter que les violences commises dans le district de Novobayazet contre la population musulmane suscitèrent également des inquiétudes au sein de la population arménienne de Bakou. Le 13 juin 1919, le journal Nashe Vremya publia un télégramme du président du Conseil arménien de Bakou adressé au ministre arménien des Affaires étrangères, dans lequel il était indiqué que les informations officielles diffusées dans la presse locale au sujet des violences commises en Arménie, notamment dans le district de Novobayazet contre les musulmans, et de la participation des troupes arméniennes à ces actes, envenimaient les relations entre populations arménienne et musulmane d’Azerbaïdjan.

Les crimes des troupes arméniennes, qui se livrèrent à des violences de masse contre la population musulmane d’Arménie, ainsi que l’inefficacité des protestations adressées au gouvernement arménien, contraignirent le gouvernement de la République démocratique d’Azerbaïdjan à prendre des mesures concrètes pour évaluer l’ampleur des pertes humaines et matérielles subies par la population musulmane. À cette fin, par une directive spéciale du 4 juin 1919 émise par le ministre des Affaires étrangères Ziyadkhanov, le représentant diplomatique de l’Azerbaïdjan en Arménie, M. Tekinski, fut chargé de recueillir des informations sur les violences arméniennes.

Dans une dépêche du 10 juin 1919 émanant du ministère des Affaires étrangères de la République d’Azerbaïdjan, M. Tekinski reçut des instructions détaillées l’enjoignant de « collecter des données statistiques de manière officieuse, avec l’aide des représentants des villages musulmans dévastés de la province d’Erivan, et, si possible, de la région de Kars, sur les pertes humaines et matérielles subies par les musulmans : noms, prénoms, lieux de résidence et âge des victimes tuées ou blessées, personnes capturées, hommes et femmes revenus ou non de captivité, villages ravagés, vergers détruits, bétail volé, etc. Il est souhaitable de dresser des descriptions des principales attaques arméniennes à partir des témoignages de représentants, de témoins ou des victimes elles-mêmes. »

Il était précisé que l’objectif de cette mission était la création d’une commission internationale, incluant des représentants britanniques, italiens et autres, afin d’évaluer l’ampleur des pertes humaines et matérielles causées aux musulmans.

Par ailleurs, dans un télégramme daté du 23 juin 1919 adressé au ministre arménien des Affaires étrangères, le ministre azerbaïdjanais A. Ziyadkhanov proposa la création d’une commission mixte intergouvernementale et parlementaire composée de représentants de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan, ainsi que de représentants des nations européennes et américaines, afin d’enquêter sur les massacres survenus dans les deux pays depuis leur indépendance.

Cependant, malgré les engagements déclarés de coopération, le gouvernement arménien poursuivit l’envoi d’expéditions punitives contre les villages musulmans sans défense de la province d’Erivan.

Ces actions sanglantes s’intensifièrent après que le commandement britannique eut placé, début mai 1919, les territoires à population musulmane de la province d’Erivan - Nakhitchevan, Sharur, Daralagoz et Ordoubad — sous administration arménienne. Contrairement au Karabagh, il était difficile de tracer des zones homogènes arméniennes dans ces régions, où la population musulmane formait une masse compacte.

Malgré les objections du ministre des Affaires étrangères azerbaïdjanais M. Y. Jafarov dans une lettre adressée le 30 avril 1919 au commandant des forces britanniques dans le Caucase du Sud, le général George Cory, un représentant britannique, le général Davie, se rendit à Nakhitchevan le 2 mai 1919 et exigea que tous les musulmans reconnaissent l’autorité du gouvernement arménien. Le 3 mai 1919, le général Davie et le commandant des unités arméniennes Dro signèrent un ordre conjoint officialisant la remise de la région à l’administration arménienne.

Dans une lettre adressée le 12 juillet 1919 au commandant britannique dans le Caucase, le général Cory, le représentant diplomatique adjoint de la République démocratique d’Azerbaïdjan en Géorgie, F. Vakilov, écrivait :

« Mon gouvernement reçoit quotidiennement des informations sur les persécutions des musulmans dans la province d’Erivan par le gouvernement arménien. Des troupes régulières arméniennes sont envoyées contre les villages musulmans et les réduisent en ruines, sans épargner femmes ni enfants. Des centaines de réfugiés des villages détruits traversent chaque jour Tiflis, cherchant refuge en Azerbaïdjan. (…) Les nouvelles des souffrances des musulmans de Nakhitchevan se répandent parmi leurs coreligionnaires dans les régions frontalières d’Azerbaïdjan et d’Arménie et provoquent une indignation légitime ainsi qu’un désir de défendre les innocents. »

La population musulmane des districts placés sous administration arménienne tenta de résister aux autorités. Ainsi, les représentants arméniens furent empêchés d’entrer dans le district d’Ordoubad et expulsés de Chahhtakhty. Ces actions entraînèrent des représailles des autorités arméniennes, avec l’aval de l’administration britannique. Arrestations de notables musulmans, perquisitions systématiques et confiscations de biens se multiplièrent, tandis que les troupes arméniennes régulières ouvraient le feu sur les villages.

Cependant, l’administration arménienne à Nakhitchevan ne dura pas longtemps : elle fut renversée fin juillet 1919 à la suite de la résistance armée de la population locale contre les unités arméniennes régulières qui tentaient d’imposer un contrôle militaire total avant le départ des troupes britanniques. Début août 1919, le gouvernement azerbaïdjanais nomma Samad bey Djamilinski à la tête de l’administration provisoire du sud-ouest de l’Azerbaïdjan.