L’information a été communiquée par le service de presse du ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères.
Lors de la rencontre, la partie azerbaïdjanaise a exprimé une protestation ferme à l’encontre d’une décision de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) rendue le 18 juin concernant l’Azerbaïdjan. Bakou a qualifié cette décision d’injuste, de biaisée et contraire aux dispositions du droit international.
Il a été souligné que, dans l’arrêt du 16 juin 2016 dans l’affaire « Chirağov et autres contre l’Arménie », la Cour avait reconnu des faits d’occupation de territoires azerbaïdjanais par l’Arménie ainsi que l’existence d’un régime d’occupation soutenu directement sur les plans militaire et financier par Erevan. Selon Bakou, le fait de qualifier dans la décision actuelle ces mêmes territoires de prétendue entité indépendante « NKR » est en contradiction avec le droit international et les procédures judiciaires.
Le ministère a également protesté contre l’usage, dans la décision en question, d’une terminologie jugée incompatible avec la souveraineté et l’intégrité territoriale internationalement reconnues de l’Azerbaïdjan. Il a été affirmé que des expressions telles que « ligne de contact entre l’Azerbaïdjan et la “NKR” », ainsi que la mention d’instances comme « l’armée », les « autorités », le « procureur général » et le « médiateur » de l’ancien régime, constitueraient une tentative de légitimation d’une entité séparatiste illégale.
Au cours de l’entretien, la République d’Azerbaïdjan a déclaré rejeter fermement cette décision et a indiqué qu’elle examinerait l’ensemble des voies possibles afin de prendre des mesures appropriées pour défendre ses intérêts légitimes.