ALIYEV : « TROIS PAYS VOULAIENT QUE NOS TERRITOIRES RESTENT SOUS OCCUPATION ARMÉNIENNE »

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19 Juin 2026 10:09
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ALIYEV : « TROIS PAYS VOULAIENT QUE NOS TERRITOIRES RESTENT SOUS OCCUPATION ARMÉNIENNE »

Le chef de l’État a rappelé que les territoires azerbaïdjanais avaient été occupés au début des années 1990, provoquant ce qu’il a qualifié de catastrophe humanitaire. D’après ses déclarations, le pays comptait alors un million de réfugiés et de personnes déplacées internes pour une population totale de huit millions d’habitants, soit un habitant sur huit privé de logement, d’emploi et de moyens de subsistance.

Il a affirmé que l’Arménie, qu’il accuse d’avoir commis des crimes de guerre, notamment le massacre de Khodjaly, ainsi que d’avoir détruit des villes et des villages azerbaïdjanais, n’avait jamais fait l’objet de sanctions internationales.

Critique des « deux poids, deux mesures »

Aliyev a dénoncé ce qu’il considère comme une politique de « doubles standards » de la communauté internationale. Selon lui, alors que les sanctions sont aujourd’hui fréquemment utilisées dans les relations internationales, aucune mesure de ce type n’a été prise contre l’Arménie malgré l’occupation de territoires reconnus internationalement comme faisant partie de l’Azerbaïdjan.

Le président a estimé que si des sanctions avaient été imposées à Erevan pour violation du droit international, le conflit n’aurait pas perduré pendant près de trente ans.

Mise en cause des coprésidents du Groupe de Minsk

Le dirigeant azerbaïdjanais a également critiqué le rôle des coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE - la France, la Russie et les États-Unis - chargés de faciliter un règlement du conflit.

Selon lui, ces trois membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies disposaient des moyens nécessaires pour obtenir le retrait des forces arméniennes des territoires contestés, mais ne l’ont pas fait. Aliyev a déclaré que ces pays souhaitaient maintenir les territoires azerbaïdjanais sous contrôle arménien et que cette position constituait, selon lui, une décision commune des trois capitales.

Il a rappelé avoir participé pendant dix-sept ans, depuis son arrivée à la présidence en 2003, à des négociations qu’il juge aujourd’hui inutiles. Selon son récit, les messages transmis à Bakou consistaient à privilégier une solution négociée, à exclure toute issue militaire au conflit et à avertir l’Azerbaïdjan qu’une reprise des hostilités pourrait entraîner des sanctions.

La guerre de 2020 et le rétablissement de la souveraineté

Aliyev a expliqué que l’Azerbaïdjan avait finalement décidé d’agir lorsque ses dirigeants ont conclu qu’aucune solution diplomatique ne permettrait de mettre fin à l’occupation.

Il a présenté la guerre de 2020 comme une « guerre de libération » ayant duré 44 jours et s’étant soldée, selon ses termes, par la capitulation de l’Arménie. Cette opération avait permis la reprise d’une grande partie des territoires contestés. Il a ajouté que les opérations de 2023 avaient achevé le processus et permis le rétablissement complet de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Azerbaïdjan, désormais reconnues par la communauté internationale.

Une paix proposée après le conflit

Le président a déclaré qu’après la fin des hostilités, Bakou avait proposé un accord de paix à l’Arménie.

Selon lui, l’Azerbaïdjan, malgré les destructions subies et sa victoire militaire, a choisi de privilégier la réconciliation. Il a affirmé que les deux pays vivaient désormais en paix depuis près d’un an et que cette situation produisait des résultats positifs.

Aliyev a toutefois souligné que son pays n’oublierait pas les destructions attribuées aux forces arméniennes, notamment la démolition de nombreuses mosquées sur les territoires passés sous contrôle arménien. Il a également évoqué le massacre de Khodjaly comme un événement qui demeure profondément ancré dans la mémoire nationale.

Concluant son intervention, le président a estimé que les conflits devaient désormais appartenir au passé. Il a affirmé que l’Azerbaïdjan avait obtenu réparation sur le champ de bataille et qu’il était désormais temps de se tourner vers l’avenir.

« En tant que partie la plus forte, nous avons mis fin à ces guerres et proposé la paix. Aujourd’hui, la paix est une réalité », a-t-il déclaré.

AZERTAC