Des systèmes d’irrigation modernes seront installés l’année prochaine sur 5 000 hectares supplémentaires dans le district d’Aghjabadi, en Azerbaïdjan. C’est ce qu’a annoncé le chef de l’exécutif local, rapporte le bureau du Karabagh de Trend depuis l’événement.
Cette déclaration a été faite par Rafil Huseynov, chef du pouvoir exécutif du district d’Aghjabadi, lors d’une réunion régionale consacrée à l’examen du programme d’État pour le développement de l’agriculture, de la pêche et de l’aquaculture pour la période 2026-2030.
Selon M. Huseynov, les foires et festivals de semences organisés par le ministère de l’Agriculture figurent parmi les principaux facteurs ayant contribué à l’augmentation de la productivité céréalière dans la région ces dernières années.
Il a indiqué que l’élargissement de l’accès à des semences certifiées, de haute qualité et adaptées aux conditions locales a permis de doubler les rendements dans le secteur agricole.
D’après lui, 16 % des terres arables et 26 % des cultures céréalières de la région sont actuellement équipés de systèmes d’irrigation modernes. Il a ajouté que les technologies d’irrigation goutte à goutte et par aspersion sont déjà utilisées sur plus de 2 000 hectares exploités par de petites exploitations agricoles.
M. Huseynov a précisé que des systèmes d’irrigation pivot seront installés l’an prochain sur 5 000 hectares supplémentaires, ce qui permettra d’étendre davantage la couverture des infrastructures d’irrigation modernes dans le district.
Selon lui, Aghjabadi devrait devenir l’un des principaux contributeurs à l’objectif national, qui prévoit d’équiper 300 000 hectares de terres agricoles de systèmes d’irrigation modernes. Il a également souligné que la reconstruction du canal du Karabagh améliorera considérablement l’approvisionnement en eau de la région.
Il a par ailleurs indiqué que l’objectif principal de la filière coton est de porter les rendements à 50 quintaux par hectare. À ce titre, la branche d’Aghjabadi de Prime Cotton LLC a enregistré l’an dernier un rendement moyen de 41 quintaux par hectare, tandis que 298 agriculteurs ont dépassé le seuil des 45 quintaux.
Toutefois, il a noté que plusieurs facteurs continuent de peser sur la production globale, notamment l’utilisation de semences inadaptées, les ravageurs, certaines insuffisances techniques, les difficultés liées à la défoliation ainsi que les pertes lors de la récolte.
Selon M. Huseynov, l’atteinte de l’objectif de 50 quintaux par hectare permettrait de ramener les coûts de production à environ 5 000 manats (2 950 dollars) par hectare. Il a également souligné que la lutte contre les mauvaises herbes représente à elle seule entre 25 % et 30 % des coûts de production certaines années, ce qui rend de plus en plus nécessaire le recours accru aux pesticides modernes, aux équipements mécanisés et aux technologies de drones.
Enfin, il a indiqué que des projets sont également en préparation pour développer les industries de transformation du coton, notamment la production de fil et de textiles, ainsi que les infrastructures de stockage frigorifique pour les produits agricoles et les exploitations horticoles intensives.
Selon lui, les entrepreneurs mettant en œuvre de nouveaux projets d’investissement bénéficieront de mesures de soutien à travers des mécanismes de crédits préférentiels et de subventions.