DRONES AU NAKHITCHEVAN: DISCOURS OFFICIEL DU PRESIDENT ALIYEV DEVANT LE CONSEIL DE SECURITE DE LA REPUBLIQUE D'AZERBAIDJAN

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5 Mars 2026 14:20
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DRONES AU NAKHITCHEVAN: DISCOURS OFFICIEL DU PRESIDENT ALIYEV DEVANT LE CONSEIL DE SECURITE DE LA REPUBLIQUE D'AZERBAIDJAN

"Aujourd’hui, un acte terroriste a été commis par l’Iran contre le territoire de l’Azerbaïdjan et contre l’État azerbaïdjanais. Le territoire de la République autonome du Nakhitchevan a été pris pour cible par l’État iranien à l’aide de drones. Les cibles des tirs étaient des infrastructures civiles. L’aéroport international de Nakhitchevan, son terminal, une école et d’autres installations ont été visés par des tirs perfides de la part de l’Iran.

L’État azerbaïdjanais condamne fermement cet ignoble acte terroriste et exige que ses auteurs soient immédiatement traduits en justice. Les autorités iraniennes doivent fournir des explications à la partie azerbaïdjanaise, présenter leurs excuses et les responsables de cet acte terroriste doivent être poursuivis pénalement.

Ce n’est pas la première fois que l’État iranien mène des actes terroristes contre l’Azerbaïdjan et contre les Azerbaïdjanais. Nous nous souvenons tous très bien que, quelque temps auparavant, l’ambassade d’Azerbaïdjan à Téhéran avait été la cible d’un attentat terroriste. Une personne, instruite par les services spéciaux iraniens, avait attaqué l’ambassade et commis un attentat sanglant contre des citoyens azerbaïdjanais. À la suite de cette attaque, un citoyen a été tué et un autre gravement blessé. Je dois également préciser qu’un représentant non armé des services spéciaux azerbaïdjanais a neutralisé le terroriste, qui était armé d’un fusil automatique Kalachnikov, de cocktails Molotov et d’une hache.

À l’époque déjà, nous n’avions aucun doute sur le fait que cet acte avait été commis par l’État iranien. En effet, cet attentat avait duré près de 40 minutes, à l’intérieur et autour de l’ambassade. Pendant ces 40 minutes, aucun agent de sécurité ni aucun policier ne s’est approché de l’ambassade. Il était évident que cet acte terroriste avait été commandité aux plus hauts niveaux des structures étatiques iraniennes afin d’intimider l’Azerbaïdjan et de mener leurs actions ignobles contre lui. Comme vous le savez, l’Azerbaïdjan avait alors réagi très fermement à cet événement : l’ambassade d’Azerbaïdjan avait été évacuée d’Iran et toutes les relations diplomatiques avaient été suspendues. La partie iranienne avait été contrainte de présenter ses excuses et de reconnaître sa culpabilité. À notre insistance, l’auteur de cet attentat avait reçu la peine la plus lourde. Pendant longtemps, l’État iranien n’avait pas montré d’intérêt à exécuter cette peine et avait même tenté de sauver le criminel, mais il avait finalement été contraint d’exécuter le terroriste sous les yeux des représentants azerbaïdjanais.

Cette fois encore, la réponse sera la même. Nous n’accepterons pas cet acte terroriste injustifié et cette agression contre l’Azerbaïdjan. Des instructions ont été données à nos forces armées afin de préparer et de mettre en œuvre des mesures de riposte.

À plusieurs reprises, la partie iranienne a été informée, notamment après les affrontements survenus l’année dernière, que le territoire de l’Azerbaïdjan ne serait utilisé contre aucun État voisin. Nous ne le permettrons pas, comme nous ne l’avons jamais permis jusqu’à présent. Certes, durant l’été de l’année dernière et dans la période qui a suivi, des accusations infondées ont été portées contre nous depuis l’Iran. Des ressources médiatiques sous le contrôle des institutions étatiques iraniennes ont mené une campagne de calomnies et de diffamation contre l’Azerbaïdjan afin de salir notre réputation et d’influencer l’opinion de nos compatriotes vivant en Iran. Ils savent très bien qu’aujourd’hui l’État azerbaïdjanais indépendant représente aussi un espoir pour de nombreux Azerbaïdjanais vivant en Iran. Leur objectif était donc de nous diffamer et de nous discréditer devant la société iranienne. Pourtant, ces accusations n’avaient aucun fondement. L’Azerbaïdjan n’a participé ni à l’époque ni aujourd’hui à des opérations contre l’Iran et n’y participera pas.

Telle est notre position. Nous n’avons ni l’intérêt ni la politique de mener des opérations contre des pays voisins. Nous défendons notre intégrité territoriale et nous l’avons déjà défendue. Comme nous avons mis fin à l’occupation arménienne, nous sommes prêts à montrer notre force face à toute force hostile, et l’Iran ne doit pas l’oublier. L’acte terroriste qu’ils ont commis constitue, en plus de tous leurs autres actes ignobles, un exemple de grande ingratitude. Dès que les derniers événements se sont produits, nous leur avons envoyé un message et présenté nos condoléances. Sur mes instructions, le ministre des Affaires étrangères a parlé avec son homologue. J’ai également exprimé ma position en me rendant à leur ambassade pour présenter mes condoléances. D’ailleurs, aucun autre chef d’État ne s’est rendu dans une ambassade iranienne. Ne pas apprécier cela, le mépriser et se comporter de manière basse et ingrate n’apporte d’honneur à personne.

Ceux qui ont commis cet acte terroriste contre nous le regretteront. Qu’ils ne mettent pas notre force à l’épreuve. Ceux qui ont voulu tester notre force ont vu leur tête brisée par notre « Poing de fer ». L’événement d’aujourd’hui aura le même résultat. Par conséquent, un plan de mesures doit être élaboré à ce sujet. Toutes les instructions ont été données. L’ambassadeur d’Iran en Azerbaïdjan a été convoqué au ministère des Affaires étrangères ; une note de protestation sera remise et d’autres mesures diplomatiques seront prises. Des instructions appropriées ont également été données concernant la frontière.

Je dois également préciser qu’on m’a informé ce matin que le vice-ministre iranien des Affaires étrangères appelait Bakou pour demander l’aide de l’Azerbaïdjan afin d’évacuer les employés de l’ambassade d’Iran restés au Liban, car ils n’en ont pas la capacité. J’en ai été informé et j’ai immédiatement donné l’ordre d’apporter notre aide et d’envoyer un avion. Ils ont même dit qu’ils étaient prêts à payer pour cela. J’ai répondu que ce n’était pas nécessaire : si nous n’aidons pas dans les moments difficiles, quand devons-nous aider ? Et en retour, frapper le Nakhitchevan de manière vile et perfide ! Cette tache ne sera jamais effacée de leur visage sale et disgracieux.

Toutes les mesures nécessaires seront donc prises par les voies diplomatiques. Nos forces armées — le ministère de la Défense, le Service national des gardes-frontières et toutes les forces spéciales — ont été placées en état d’alerte maximale et doivent être prêtes à mener toute opération. Voilà tout pour le moment.

Nous informerons le peuple azerbaïdjanais de l’évolution de la situation. La déclaration du ministère de la Défense a déjà été publiée dans la presse. Le peuple azerbaïdjanais doit être certain que toute force malveillante verra notre Poing de fer ".