"LE GRAND RETOUR" DES POPULATIONS DEPLACEES DANS LES REGIONS LIBEREES SONT UNE MAJESTUEUSE OPERATION HUMAINE ET TECHNIQUE

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24 Février 2026 17:11
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"LE GRAND RETOUR" DES POPULATIONS DEPLACEES DANS LES REGIONS LIBEREES SONT UNE MAJESTUEUSE OPERATION HUMAINE ET TECHNIQUE

Le programme « Le Grand Retour », lancé par l’Azerbaïdjan après la guerre patriotique de 44 jours, revêt une importance nationale au premier chef. Il pourrait être considéré également à l'aune régionale et internationale.

La guerre patriotique de 44 jours s’est achevée par la libération de territoires restés sous occupation arménienne pendant près de trois décennies. Le gouvernement azerbaïdjanais a alors lancé le programme intitulé « Le Grand Retour », destiné à assurer le retour sûr et digne des anciens déplacés internes sur leurs terres natales. Le programme ne se limite pas à sa dimension humanitaire : il englobe également la reconstruction étatique d’après-guerre, la relance économique, le renforcement de la sécurité et la promotion des processus de paix dans la région.

L’Azerbaïdjan a ainsi ouvert une nouvelle page de l’histoire du Caucase du Sud en libérant ses territoires, mettant ainsi fin à un conflit prolongé et à une instabilité durable, tout en façonnant une nouvelle réalité géopolitique dans la région.

“Le Grand Retour” n’est pas une simple opération logistique, mais un projet stratégique de développement, à la fois symbolique et de long terme. Le retour s’effectue sur une base volontaire et progressive, à la lumière d’une évaluation rigoureuse des opérations de déminage, de l’état des infrastructures et de la viabilité socio-économique. L’initiative a été conçue en tenant compte de l’expérience internationale en matière de processus similaires, et le modèle azerbaïdjanais vise à prévenir les risques potentiels en synchronisant le retour des populations avec la reconstruction des infrastructures, la création d’emplois et la mise en place de services sociaux.

Une attention particulière est accordée au déminage, condition indispensable au retour des habitants puisqu’au cours de l’occupation, une part importante des territoires a été minée par l’Arménie. Outre des centaines de milliers de mines, d’autres types d’armements ont été laissés sur place, constituant une menace pour la vie des civils revenant dans leurs foyers et freinant l’activité économique. Le déminage demeure ainsi une priorité pour le gouvernement azerbaïdjanais.

Le processus de reconstruction repose sur le concept de “Ville intelligente – Village intelligent”. La mise en œuvre de ce modèle a déjà commencé à Zangilan, Fuzuli, Shusha et Lachin. Les projets prévoient l’introduction de sources d’énergie renouvelables, de systèmes de gestion numérique, d’infrastructures modernes et d’une conception adaptée aux enjeux climatiques.

Ce modèle poursuit plusieurs objectifs. Sur le plan économique, il vise à attirer les investissements et à créer des emplois. Sur le plan politique, il affirme le rôle de l’État en tant que garant et défenseur de la souveraineté. Sur le plan symbolique, il façonne l’image du renouveau, de la modernisation et du caractère irréversible du retour.

Un autre angle concerne la réintégration socio-économique. La simple fourniture de logements ne suffit pas à assurer la réhabilitation complète des populations. Il est indispensable de garantir l’accès aux soins de santé, à l’éducation et à des sources de revenus durables. À cet égard, la politique de retour est articulée avec des programmes régionaux de développement économique axés sur l’agriculture, le tourisme, la logistique et l’industrie légère. Une attention particulière est accordée au développement du secteur agricole au Karabakh et au Zanguezour oriental, tandis que la ville historique de Shusha est appelée à devenir un centre culturel et un joyau touristique.

Il faut souligner que le retour sur les terres natales constitue un engagement de l’État, et que le début de sa mise en œuvre concrète a renforcé la confiance de la population et la consolidation nationale. La volonté des citoyens de revenir, parfois avant même l’achèvement des travaux, témoigne d’un courage de la population qui incite l’État à accélérer le processus de reconstruction.

On peut également observer que « Le Grand Retour » dépasse le cadre national. « À l’échelle régionale, le programme entérine la nouvelle réalité née après 2020 et modifie la configuration démographique du Caucase du Sud. Pour la communauté internationale, il peut servir de modèle de reconstruction post-conflit conforme au droit international. Le règlement de la question territoriale a contribué au processus de normalisation des relations avec l’Arménie, ouvrant la voie à une stabilité régionale accrue, au développement des corridors de transport, à l’expansion des échanges commerciaux et à la facilitation de la circulation transfrontalière des biens, des services et des personnes. La paix durable ne peut bien évidemment qu’être considérée comme la condition essentielle du succès à long terme de la réinstallation.