Tout d’abord, il convient d’attirer l’attention sur l’incompétence presque comique des députés de l’APCE. En effet, le nombre de citoyens arméniens détenus sur le territoire de l’Azerbaïdjan n’est plus de 23, mais de 19. Deux semaines plus tôt, conformément à un accord bilatéral conclu entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, et guidé par des principes humanitaires, Bakou a transféré à Erevan quatre personnes -Vagif Khatchatrian, Gevorg Soujyan, David Davtian et Viken Eouldjekdjian - reconnues coupables en vertu de différents articles du Code pénal de la République d’Azerbaïdjan et purgeant leur peine dans notre pays. Autrement dit, les députés de l’APCE ne savent même pas pour quoi ils votent. Cela démontre également qu’ils se soucient moins du sort des citoyens arméniens se trouvant sur le banc des accusés à Bakou que de la manière de nuire à l’Azerbaïdjan.
Deuxièmement - et ce n’est pas la première fois - la mention de notre pays dans une résolution de l’APCE constitue une ingérence flagrante dans les affaires intérieures de l’Azerbaïdjan. Les personnes faisant l’objet de poursuites judiciaires sont accusées de graves crimes de guerre, et les tentatives persistantes de certains milieux européens de les faire libérer en les présentant comme de prétendus « prisonniers de conscience » paraissent d’une arrogance extrême.
Rappelons que cette même APCE, après la victoire de notre pays à l’automne 2020, a déjà adopté à plusieurs reprises des résolutions anti-azerbaïdjanaises. Ainsi, le 28 septembre 2021, une résolution sur les conséquences humanitaires du conflit du Karabagh a été adoptée, dont un paragraphe affirmait que l’Azerbaïdjan aurait utilisé, avec l’aide de la Turquie, des mercenaires syriens lors de la guerre de l’automne 2020. Le 22 juin 2023, l’Assemblée s’est prononcée en faveur de la « garantie de la libre et sûre circulation dans le corridor de Latchine », contestant ainsi la décision souveraine de Bakou d’y établir un poste de contrôle. Et le 12 octobre 2023, elle a appelé l’Azerbaïdjan à « assurer le retour des Arméniens au Karabagh et à garantir la restauration de tous leurs droits », alors que personne n’a expulsé les Arméniens d’Azerbaïdjan et que leurs droits n’ont pas été bafoués.
L’apogée de l’azerbaïdjanophobie au sein de l’APCE a été atteint au tout début de l’année 2024, lorsque l’Assemblée n’a pas ratifié les pouvoirs de la délégation azerbaïdjanaise au sein de l’organisation. Il est important de souligner que la délégation azerbaïdjanaise, sans attendre le vote, a quitté l’Assemblée en annonçant sa décision de cesser toute interaction et toute présence à l’APCE. Dans sa déclaration, la délégation affirmait notamment : « La corruption politique, la discrimination, la haine ethnique et religieuse, les doubles standards, l’arrogance et le chauvinisme sont devenus des pratiques dominantes à l’APCE. »
En outre, en août 2024, l’Azerbaïdjan a interdit l’entrée sur son territoire aux députés de l’APCE qui avaient voté contre la ratification des pouvoirs de la délégation de la république. D’ailleurs, cela continue manifestement de tourmenter les membres de l’Assemblée : la résolution actuelle fait également référence à cette « offense ». « L’Assemblée confirme sa condamnation de la décision du Ministère des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan de déclarer de nombreux membres de l’Assemblée persona non grata, notamment en raison de leur vote en faveur de la Résolution 2527 (2024), et exhorte les autorités à annuler immédiatement cette décision », indique le document.
Autrement dit, encore une fois, une impolitesse ordinaire : nous continuons à vous nuire, et vous, cessez de nous répondre. Un tel comportement de l’APCE, tout comme celui du Parlement européen, peut également être lié à un complexe d’infériorité de leurs représentants, conscients de la faible portée de leur autorité et de leur pouvoir par rapport à d’autres institutions européennes, telles que la Commission européenne.
Non, nous ne cherchons pas à idéaliser la Commission européenne - des signaux ambigus émanent parfois aussi de sa part - mais, dans l’ensemble, cet organe fait preuve d’une approche pragmatique et stable visant au développement de relations stratégiques avec l’Azerbaïdjan. Comme l’a récemment déclaré le président de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliyev, dans une interview à Euronews : « Cela fait déjà de nombreuses années que nous ne coopérons ni avec le Parlement européen ni avec l’APCE. Nous coopérons avec la Commission européenne, et cela nous suffit. Mais je pense que le Parlement européen se met dans une position très embarrassante en nous accusant de choses que nous n’avons jamais faites, y compris d’une soi-disant attitude agressive à l’égard de l’Arménie, alors que l’Arménie elle-même apprécie les relations avec l’Azerbaïdjan. »
Et si le Parlement européen se place déjà dans une situation embarrassante, l’APCE, encore plus éloignée en termes de pouvoir et d’efficacité, apparaît tout simplement ridicule dans ses élans anti-azerbaïdjanais. L’Azerbaïdjan suit sa propre voie, tandis que les gestes maladroits de l’APCE ressemblent de plus en plus à des symptômes d’une maladie chronique avancée.