LES RYTHMES DE LA VICTOIRE

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12 Novembre 2025 12:21
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LES RYTHMES DE LA VICTOIRE

Le 10 novembre 2025, l’Azerbaïdjan a célébré à Paris la journée de la Victoire sur les forces d’occupation et les forces sécessionnistes qui avaient envahi 20 % du territoire de la nation. C’était en novembre 2020 que la plus grande partie avait déjà été libérée. L’opération anti-terroriste de septembre 2023 viendra conclure les opérations de reconquête et restituer à l’Azerbaïdjan sa pleine intégrité territoriale en conformité avec les prescriptions du droit international.

Cette soirée , oganisée au Majestic Passy, a réuni des représentants du corps diplomatique accrédité à Paris, des personnalités politiques et publiques, , des chefs et employés de missions internationales, ainsi que les Azerbaïdjanais vivant, travaillant et étudiant en France. Elle était offerte par l’ambassadrice d’Azerbaïdjan en France, Madame Leyla Abdullayeva, qui a ouvert les festivités et a présenté l’état d’esprit qui régnera dans cette célébration. Après un hommage appuyé rendu au courage des soldats et avoir témoigné les marques d’affliction aux braves qui sont tombés au champ d’honneur pour la Patrie, l’accent était porté sur la restauration de l’unité territoriale et l’effort collectif de l’ensemble de la population azerbaïdjanaise pour y parvenir. Un peuple qui est resté uni dans les malheurs était la meilleure ressource pour surmonter et remporter cette épreuve douloureuse qui lui avait été infligée dès les premiers jours de sa nouvelle indépendance.

La force et l’énergie nécessaire ont été réunies en puisant dans le solide réservoir de la culture nationale et de son amour pour sa terre et celle de ses anciens. L’esprit des grands ancêtres qui avaient travaillé et façonné cette terre a lui aussi été mobilisé. La grande Nation des morts et des vivants a marché d’un seul souffle pour regagner ce territoire où les aïeux de chaque famille avaient connu les joies et les peines.

Le territoire a été réassemblé à l’image du peuple qui est demeuré uni, voilà l’esprit qui s’est déclaré et affiché dans cette soirée.

Pas de discours martial, pas d’images de combats, de bombardements, de drones, de victimes, de destructions, seules des images remarquables de paysages de la terre d’Azerbaïdjan vue sur le dos d’un aigle apaisé. S’ajoutaient à ces beautés naturelles du pays les travaux de reconstruction et d’aménagement des territoires chèrement libérés. La vie y reprend peu à peu ses droits, et après des saccages méthodiques inimaginables, l’espoir est partout. Les armes se sont tues, l’Histoire est derrière nous, la reconquête est désormais géographique.

Un des fondements les plus vivants de la civilisation d’Azerbaïdjan était convoqué pour la soirée - la musique et la danse. Non pas la musique militaire ou le pas cadencé d’un défilé de triomphe, mais la musique et les danses aimées et pratiquées assidûment par toutes les couches de la population. Danses gorgées de joie et de vitalité, au son de la qara zurna, une flûte vive et alerte qui fouette les jambes au rythme des percussions claires. Le groupe « Ritm » y a excellé dans des figures fières et graves à la fois. Le jeune prodige du piano Mirsamad Novrasli, 17 ans, fils du célèbre Shahin Novrasli, a développé des accents jazzy combinant des harmonies traditionnelles avec des rythmes contemporains.

Les vivants et les morts, les ancêtres et les héros, la Nation azerbaïdjanaise dans son ensemble est désormais tournée vers son présent et son avenir. Une fête de la Victoire et de la célébration de la terre des Pères est à l’image d’un immense yalli, une ronde dansée comme celle qui aura conclu la cérémonie de ce jour, fière, grave et joyeuse.