CRASH DE L’AVION AZERBAÏDJANAIS EN 2024 : VLADIMIR POUTINE RECONNAIT UNE RESPONSABILITÉ RUSSE

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9 Octobre 2025 19:39
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CRASH DE L’AVION AZERBAÏDJANAIS EN 2024 : VLADIMIR POUTINE RECONNAIT UNE RESPONSABILITÉ RUSSE

L'appareil, effectuant la liaison entre Bakou et Grozny, a été touché par des débris de missiles russes antiaériens dans le ciel du Caucase du Nord, ce qui a entraîné sa chute et le décès des 38 personnes à son bord, y compris passagers et membres d'équipage. L'incident a instantanément conduit à une crise diplomatique sérieuse entre la Russie et l'Azerbaïdjan.

Des missiles russes, une détection tardive

Au cours de cette rencontre, Vladimir Poutine a admis pour la première fois que deux missiles russes avaient été lancés près de l'avion. Il a indiqué que ces derniers n'ont pas percuté directement l'avion, mais ont explosé à une distance évaluée autour de 10 mètres, probablement suite à une autodestruction. Ces détonations auraient été suffisantes pour provoquer des dommages majeurs à l'équipement.

Malgré les regrets exprimés publiquement par Moscou peu après l'incident, le Kremlin a jusqu'à présent décliné formellement toute responsabilité, mentionnant des circonstances obscures. Vladimir Poutine a expliqué ce retard ce jeudi par un manque de renseignements, soutenant qu'il n'avait pas été mis au courant des conclusions de l'enquête avant « l'avant-veille » de sa rencontre avec Président azerbaïdjanais Ilham Aliev. Il a également mentionné la présence supposée de drones ukrainiens dans la région lors du tir, un élément qui, selon lui, aurait pu obscurcir les premières évaluations.

Un engagement d'investigation et d'indemnisation

Sous la pression persistante de l'Azerbaïdjan depuis plusieurs mois, le président russe s'est finalement engagé à mener une investigation détaillée sur les décisions qui ont mené à ce tir. Il a aussi pris en charge le paiement d'indemnités aux familles touchées.

Tout en exprimant sa gratitude envers Poutine pour « avoir pris personnellement en charge cette affaire », Ilham Aliev a mis en lumière un « progrès positif dans les rapports bilatéraux », mettant l'accent sur le rôle crucial de la transparence et de la responsabilité dans la gestion d'un tel drame.

L'accident du vol J2-8243 avait engendré une onde de choc politique à Bakou, où les autorités avaient dès le début appelé à des sanctions contre les militaires russes responsables.

Vers une réduction des tensions ?

Une reconnaissance formelle de la culpabilité russe dans l'accident pourrait constituer un point d'inflexion pour les relations entre la Russie et l'Azerbaïdjan. À Bakou, les promesses de Moscou concernant les enquêtes et les compensations financières sont accueillies avec une satisfaction prudente.