Le Kazakhstan élabore un mécanisme qui permettra à ses scientifiques de participer aux expériences scientifiques et aux programmes de recherche de l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN).
Cette annonce a été faite par le service de presse du ministère kazakh des Sciences et de l’Enseignement supérieur, à l’issue d’une rencontre entre le ministre par intérim, Sayasat Nurbek, et le directeur général du CERN, Mark Thomson.
Selon le ministère, un projet de protocole à l’Accord de coopération internationale conclu en 2018 entre le gouvernement du Kazakhstan et le CERN a été élaboré. Ce document vise à mettre en place un mécanisme concret permettant aux scientifiques kazakhs de participer aux expériences scientifiques et aux programmes de recherche du CERN.
« Les parties ont discuté des prochaines étapes visant à développer la coopération scientifique et technologique entre le Kazakhstan et le CERN, notamment l’élargissement de la coopération dans le domaine de la physique des hautes énergies », indique le ministère.
Dans le cadre du mécanisme proposé, les scientifiques kazakhs pourront effectuer des stages de recherche et participer aux programmes scientifiques du CERN par l’intermédiaire du programme de stages scientifiques du Centre des programmes internationaux du Kazakhstan.
Cette initiative devrait contribuer au développement des compétences des spécialistes kazakhs, à l’élargissement de la coopération scientifique internationale et à une meilleure intégration de la communauté scientifique du Kazakhstan dans l’environnement mondial de la recherche.
« La coopération avec le CERN revêt une importance particulière pour nous. Le chef de l’État a fixé pour objectif de former des personnels nationaux d’ingénierie et des spécialistes techniques aux applications pacifiques de l’énergie nucléaire, en tenant compte des perspectives de développement de l’industrie nucléaire du Kazakhstan », a déclaré Sayasat Nurbek.
Il a souligné que le Kazakhstan s’efforce actuellement de transformer son écosystème scientifique et de mettre en place un nouveau modèle de gouvernance de la recherche, axé sur l’application pratique des résultats scientifiques et leur intégration dans l’économie.
Selon M. Nurbek, le Kazakhstan modernise également ses universités et développe la coopération internationale dans le domaine de l’enseignement supérieur. Des partenariats ont été établis avec 40 universités de premier plan dans le monde, tandis que des antennes de 33 universités étrangères ont été ouvertes au Kazakhstan.
Les scientifiques kazakhs ont également la possibilité d’effectuer des stages dans de grands centres internationaux de recherche, tandis que la communauté scientifique du Kazakhstan est progressivement intégrée à l’environnement mondial de la recherche, notamment dans le cadre du programme-cadre de l’Union européenne pour la recherche et l’innovation, Horizon Europe.
Les discussions ont également porté sur le développement de la science fondamentale et sur la formation de scientifiques et d’ingénieurs hautement qualifiés.
Les deux parties ont confirmé leur volonté de renforcer davantage leur partenariat, soulignant l’importance de la coopération avec le CERN pour le développement de la science fondamentale, le renforcement du potentiel scientifique du Kazakhstan et la création de nouvelles opportunités pour les chercheurs du pays.
Par Alyona Pavlenko