Cette élection aura incontestablement un impact majeur sur les grandes crises du moment. Avec un calendrier qui va démarrer au mois d’août 2024, ce sont, comme à l’accoutumé, les primaires qui vont déterminer le champion de chaque camp, républicain et démocrate.
Côté Démocrates, le président Biden a annoncé dès avril sa candidature à une réélection, en tandem avec Kamala Harris, malgré les critiques sur son âge (il aura 82 ans en 2024). Il devrait sans surprise être le candidat démocrate, faisant actuellement face seulement aux candidatures assez marginales de Marianne Williamson et Dean Phillips. En parallèle, Robert Kennedy Jr., historiquement démocrate, et s’étant révélé conspirationniste et anti-vax, a annoncé faire candidature indépendante.
Côté Républicains, caracole en tête, devant les 8 autres candidats en lice (depuis le retrait de son ancien vice-président Mike Pence samedi), toujours entre 55 et 70% des sondages parmi les républicains. DeSantis le suit, de très loin. Pour autant, à partir du 4 mars 2024, Trump sera jugé à Washington pour son comportement lors de la campagne de 2020, c’est-à-dire la veille du Super Tuesday.
À l’heure actuelle, tout semble indiqué que Trump et Biden s’affronteront de nouveau. Le 15 janvier prochain, le caucus de l’Iowa marquera la première étape officielle de la campagne en vue des élections. L’agrégateur de sondages Real-Clear-Politics donne actuellement Trump vainqueur dans la majorité des configurations, bien que des sondages aussi prématurés soient à prendre avec beaucoup de précaution.

La semaine dernière, les élus républicains de la Chambre des représentants ont élu comme speaker Mike Johnson, figure très conservatrice du parti dont l’élection témoigne d’un virage radical. L’élection de Johnson est une victoire importante pour Donald Trump qui place un de ses proches alliés à un poste-clef en amont de l’élection de novembre 2024.