Téhéran a transmis cette proposition à Washington par l’intermédiaire de médiateurs, en marge de la récente Assemblée générale des Nations unies, a précisé le chef de la diplomatie iranienne.
Abbas Araghtchi a souligné que l’Iran n’excluait pas une reprise des négociations, tout en estimant qu’il était indispensable de rétablir la confiance envers Washington.
« L’Iran est prêt à donner une nouvelle chance à la diplomatie, à condition que nous obtenions des preuves convaincantes de la volonté sincère des États-Unis de rétablir la confiance et de parvenir à une solution juste », a écrit le ministre.
Il a rappelé que les États-Unis avaient frappé l’Iran en juin 2025 et en février 2026, alors que les deux parties étaient engagées dans des négociations. Selon lui, Washington a ensuite de nouveau attaqué le pays en juin 2026, peu après la signature d’un accord par les présidents des deux pays.
Le ministre a également averti qu’une nouvelle escalade dans le détroit d’Ormuz ou dans d’autres zones de la région mettrait en péril la vie des populations civiles, la sécurité des pays de la région et l’économie mondiale.
« Si les États-Unis choisissent une nouvelle fois l’action militaire plutôt que la diplomatie, cela conduira à un échec stratégique encore plus grave », a prévenu Abbas Araghtchi.
Il a enfin affirmé que l’Iran restait disposé à parvenir à un règlement pacifique, tout en maintenant sa détermination à assurer sa propre défense.