L'épée de Damoclès du défaut de paiement plane depuis le 25 mai, date à laquelle le Trésor américain a mis fin à une exemption, une licence qui permettait à Moscou de payer ses dettes en dollars.
« Nous avons l'argent »
À peine un haussement de sourcil en Russie. La réponse a été donnée dans la foulée via un communiqué du ministère russe des Finances : les remboursements se feront donc en rouble et le ministre de rappeler : « La situation actuelle n'a rien de commun avec la situation de 1998, quand la Russie n'avait pas assez de fonds pour rembourser ses dettes. Aujourd'hui nous avons l'argent, et la volonté de payer est là aussi ». En résumé, placer la Russie en défaut de paiement serait donc artificiel.
Dix jours pour choisir les banques
Avec ce décret signé ce mercredi, Vladimir Poutine montre aussi que le pays qu'il dirige peut et veut payer. Reste à trouver comment s'imposer. Le gouvernement a dix jours maximum pour choisir les banques chargées de gérer ses paiements.
(RFI)