14 HOUTHIS TUÉS DANS DES FRAPPES PRÈS DE HODEÏDA, SELON LES FORCES GOUVERNEMENTALES YÉMÉNITES : REPRISE DE LA GUERRE CIVILE

Analyses
28 Août 2026 12:12
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14 HOUTHIS TUÉS DANS DES FRAPPES PRÈS DE HODEÏDA, SELON LES FORCES GOUVERNEMENTALES YÉMÉNITES : REPRISE DE LA GUERRE CIVILE

Quatorze membres du groupe yéménite des Houthis auraient été tués mardi 25 août lors de frappes visant les positions du groupe au sud de la ville portuaire de Hodeïda, sur la mer Rouge, selon des forces alliées au gouvernement.

Les Forces de la Résistance nationale, qui soutiennent le gouvernement yéménite internationalement reconnu, ont déclaré dans un communiqué que leurs forces avaient mené des frappes contre des positions houthies et que les attaques avaient « atteint leurs cibles avec précision », a rapporté l’agence Anadolu.

Les Houthis n’avaient pas immédiatement commenté les informations faisant état de victimes.

Les frappes sont intervenues alors que le Conseil de direction présidentielle du Yémen a approuvé des mesures supplémentaires de « dissuasion » contre les Houthis et a promis de poursuivre ses efforts pour rétablir les institutions de l’État et reprendre le contrôle des zones détenues par le groupe.

Cette décision a été prise lors d’une réunion du Conseil dans la capitale saoudienne, Riyad, à laquelle ont participé tous ses membres, selon l’agence de presse officielle yéménite Saba.

La réunion était consacrée aux évolutions militaires, sécuritaires et économiques, ainsi qu’à la réponse du gouvernement à ce qu’il a décrit comme une escalade persistante de la part des Houthis.

Le Conseil a déclaré que le gouvernement poursuivrait ses efforts pour rétablir les institutions de l’État, renforcer son autorité dans l’ensemble du Yémen et faire face à la crise humanitaire provoquée par le conflit.

Reprise des combats

Le Yémen avait connu une période d’accalmie relative depuis 2022, après des années de combats entre les forces gouvernementales et les Houthis, qui avaient pris le contrôle d’une grande partie du pays, notamment de la capitale Sanaa, en 2014.

Cette accalmie relative a commencé à se détériorer le mois dernier lorsque les affrontements ont repris dans plusieurs régions, notamment à Marib, dans le centre du Yémen, à Al-Jawf, dans le nord, ainsi qu’à Al-Dhale et Taëz, dans le sud-ouest.

La coalition dirigée par l’Arabie saoudite soutient le gouvernement yéménite basé à Aden ainsi que ses forces armées, tandis que l’Iran est accusé de fournir un soutien aux Houthis.

Les Houthis ont annoncé en juillet un blocus maritime visant l’Arabie saoudite, ce qui a encore accru les tensions dans la région.

Le groupe s’est également impliqué de plus en plus dans le conflit plus large au Moyen-Orient depuis qu’Israël a lancé sa guerre dans la bande de Gaza à la fin de 2023.

Les Houthis ont mené des attaques visant Israël ainsi que des navires commerciaux liés à Israël en mer Rouge, transformant cette voie maritime stratégique en un important foyer de tensions dans le conflit régional.

Par Aysel Memmedzadeh