L’IRAN DÉCLARE DEUX DIPLOMATES FRANÇAIS PERSONA NON GRATA POUR ACTIVITÉS JUGÉES ILLÉGALES

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19 Août 2026 19:02
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L’IRAN DÉCLARE DEUX DIPLOMATES FRANÇAIS PERSONA NON GRATA POUR ACTIVITÉS JUGÉES ILLÉGALES

Le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré persona non grata deux diplomates français travaillant à l’ambassade de France à Téhéran, en raison d’activités qu’il qualifie de contraires au droit international et à la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques.

Dans un communiqué publié mardi soir, le service des relations publiques du ministère a indiqué que les deux responsables français s’étaient livrés à des activités constituant, selon lui, une violation du droit international, notamment des dispositions de la Convention de Vienne de 1961, rapporte la chaîne iranienne anglophone Press TV.

Le communiqué précise que, bien que plusieurs semaines se soient écoulées depuis la révélation de leur conduite présumée illégale, le gouvernement français n’avait pris aucune mesure pour y remédier ni fourni de garanties que de tels agissements ne se reproduiraient pas.

« Par conséquent, le ministère des Affaires étrangères considère ces deux responsables comme persona non grata et leur entrée en Iran sera désormais interdite », indique le communiqué.

En juillet 2026, deux diplomates français avaient été brièvement détenus à Téhéran après avoir été retrouvés lors d’une réunion liée à une enquête de sécurité.

La France avait accusé les forces de sécurité iraniennes d’avoir maltraité les diplomates. Téhéran avait rejeté ces accusations et déclaré que les deux hommes avaient été interrogés en raison d’un comportement qualifié d’« inhabituel ».

Le ministère iranien du Renseignement a affirmé que les deux diplomates disposaient de « longs antécédents de violations et de comportements contraires aux lois nationales et aux obligations diplomatiques ».

Après vérification de leur identité, l’affaire avait été signalée au ministère des Affaires étrangères, et les diplomates avaient été remis à l’ambassadeur d’Iran en France, en présence de la police diplomatique, selon le ministère.

Le ministère a également affirmé que la France avait ensuite lancé une campagne médiatique destinée à détourner l’attention des violations présumées, ajoutant qu’un premier examen des documents retrouvés sur place avait révélé l’existence d’un projet impliquant une infiltration et une ingérence étrangères.

Lundi, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a déclaré que les autorités iraniennes attendaient des responsables français qu’ils présentent des excuses pour cet incident. Il a également affirmé que des responsables français avaient eux-mêmes reconnu que les deux personnes concernées n’étaient pas des diplomates, mais des agents.

« Cela constitue en soi un aveu que la Convention de Vienne a été violée », a déclaré Baghaei.