MOSCOU ASSUME SON SOUTIEN AUX FORCES PRORUSSES EN ARMÉNIE

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25 Mai 2026 18:29
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MOSCOU ASSUME SON SOUTIEN AUX FORCES PRORUSSES EN ARMÉNIE

Lors d’un briefing à Moscou, le porte-parole du président russe, Dmitri Peskov, a déclaré que la Russie et l’Arménie demeuraient des partenaires proches au sein de l’Union économique eurasiatique, malgré les tensions apparues ces dernières années entre Erevan et Moscou.

« La Russie et l’Arménie, en tant que membres de l’Union économique eurasiatique, restent des pays amis et maintiennent un dialogue », a affirmé le représentant du Kremlin.

Dmitri Peskov a également reconnu ouvertement l’existence, en Arménie, de courants politiques favorables à une intégration plus poussée avec la Russie et aux structures régionales dominées par Moscou.

« Nous savons qu’en Arménie, certaines forces politiques soutiennent pleinement le vecteur russe de développement et souhaitent approfondir davantage les processus d’intégration avec la participation de la Fédération de Russie », a-t-il déclaré.

Le porte-parole du Kremlin a ajouté que cette orientation politique était perçue positivement à Moscou : « Naturellement, cette approche nous est favorable, et nous ne le cachons pas. »

Un contexte régional sous tension

Ces déclarations interviennent alors que les relations entre Arménie et Russie traversent une période de réajustement stratégique. Depuis la guerre du Karabagh de 2020 et les évolutions sécuritaires dans le Caucase du Sud, le gouvernement du Premier ministre Nikol Pachinian a multiplié les signaux d’ouverture vers l’Union européenne et les partenaires occidentaux.

Dans le même temps, plusieurs formations politiques arméniennes continuent de défendre un maintien étroit des liens économiques, militaires et énergétiques avec Moscou, considérant la Russie comme un acteur clé de la stabilité régionale.

L’Arménie au cœur des rivalités d’influence

Les propos du Kremlin illustrent également l’importance stratégique croissante de l’Arménie dans la compétition d’influence entre la Russie, l’Union européenne et d’autres acteurs régionaux.

Alors que les discussions autour d’un accord de paix entre Azerbaïdjan et l’Arménie se poursuivent, Moscou cherche visiblement à préserver son poids politique dans le Caucase du Sud, une région devenue essentielle pour les corridors énergétiques et commerciaux reliant l’Europe à l’Asie centrale.

Pour plusieurs observateurs européens, cette prise de position publique du Kremlin souligne la volonté russe de conserver des relais politiques solides à Erevan, malgré l’évolution progressive de la diplomatie arménienne vers une politique plus équilibrée entre Est et Ouest.