RENCONTRE AU SOMMET ENTRE V. POUTINE ET D. TRUMP : CE QUE VA « EXIGER », LE KREMLIN DE LA MAISON BLANCHE

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12 Août 2025 13:00
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RENCONTRE AU SOMMET ENTRE V. POUTINE ET D. TRUMP : CE QUE VA « EXIGER », LE KREMLIN DE LA MAISON BLANCHE

Selon des informations rapportées par Bloomberg et le Wall Street Journal, le Kremlin exigerait, dans le cadre de négociations en vue d'un cessez-le-feu, que l'Ukraine cède à la Russie l'intégralité des oblasts de Donetsk et de Lougansk, ainsi que la Crimée, annexée illégalement en 2014. En contrepartie, les forces russes interrompraient leurs offensives dans les oblasts de Kherson et de Zaporijia pendant la durée des négociations en vue d’un accord de paix. Cette seconde partie de la proposition reste toutefois ambiguë. Dans un premier temps, Witkoff avait affirmé que la Russie se retirerait de ces régions, avant de revenir sur ses propos le lendemain.

La proposition ne mentionnerait pas non plus le retrait des troupes russes des régions de Kharkiv, Soumy, Dnipropetrovsk et Mykolaïv. Le plan comporterait deux phases. Premièrement, un retrait ukrainien de Donetsk et un gel des lignes de front. Secundo, l'élaboration d'un accord de paix entre les président V. Poutine et D. Trump, qui serait par la suite, sans préciser quand, négocié avec Zelensky.

Selon l'Institute for the Study of War, céder le reste de l’oblast de Donetsk comme condition préalable à un cessez-le-feu, sans garantie d'un accord de paix définitif, reviendrait pour l'Ukraine à abandonner sa « ceinture de forteresses ». Une ligne défensive stratégique édifiée depuis 2014 autour de quatre grandes villes et de plusieurs localités clefs. Un espace que Moscou peine à briser, offrant ainsi aux forces russes une position idéale pour relancer leurs offensives dans des conditions beaucoup plus favorables. Un vaste territoire, à cheval sur le cercle polaire arctique, qui avait été vendu aux États-Unis par la Russie en 1867.

Reste à décoder l’annonce du président américain D. Trump lorsqu’il a parlé d’échange de territoires. Le Rdv donné au président Russe est fixé en Alaska. Séparée entre les deux pays par le détroit de Bering, de nombreuses voix russes réclament son retour à la maison mère. Autre sujet brulant qui sera abordé, à n’en pas douter, entre les deux puissances. La question des sanctions supportées par Moscou depuis le début de la guerre avec l’Ukraine, en particulier l’embargo mondial ou presque, sur le pétrole et le gaz russe.

Du côté de l’Union Européenne et de l’Ukraine, que le président américain D. Trump semble ne pas avoir pris le temps de consulter, ces derniers ont transmis leur propre feuille de route à Washington, le samedi 9 août dernier.

À la faveur de cette feuille, l’Union des 27 annonce qu’un cessez-le-feu total doit précéder toute autre mesure, précise que toute concession territoriale doit être obligatoirement réciproque, et exige que toute concession de Kyiv doit être accompagnée de solides garanties de sécurité. Et enfin, elle pousse à ce qu’elle soit invitée en Alaska.

Pour le moment, silence radio total de la part de la Maison Blanche. Du côté du Krémlin, le président Poutine prépare déjà son voyage en Inde ; deuxième plus grand importateur de combustibles fossiles russes.