LE PRÉSIDENT RUSSE POUTINE QUALIFIE LA SITUATION À GAZA DE "CATASTROPHE HUMANITAIRE".

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26 Octobre 2023 20:14
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LE PRÉSIDENT RUSSE POUTINE QUALIFIE LA SITUATION À GAZA DE "CATASTROPHE HUMANITAIRE".

"Des innocents ne doivent pas payer pour les crimes commis par d'autres", a exhorté le chef du Kremlin lors d'une réunion avec des représentants régionaux à Moscou mercredi.

Le président s'est opposé au principe de la "responsabilité collective", affirmant que dans ce cas, ce sont des personnes âgées, des femmes, des enfants et des familles entières qui meurent.

M. Poutine a réaffirmé la position de la Russie en faveur d'une solution à la crise israélo-palestinienne fondée sur la coexistence de deux États, estimant que "c'est la clé d'un règlement fondamental et à long terme et de la paix au Proche-Orient".

"La tâche principale est d'arrêter l'effusion de sang et la violence. Dans le cas contraire, une nouvelle extension de la crise est lourde de conséquences graves, extrêmement dangereuses et destructrices, et pas seulement pour la région du Moyen-Orient. Elle pourrait se propager bien au-delà des frontières du Moyen-Orient", a-t-il averti.

Il a dénoncé les tentatives de "certaines forces" de jouer sur les sentiments religieux et nationaux pour créer l'instabilité et le chaos pour leurs "intérêts vénaux".

"Les musulmans sont montés contre les juifs [...]. Les chiites sont montés contre les sunnites, les orthodoxes contre les catholiques. En Europe, ils ferment les yeux sur les blasphèmes et le vandalisme contre ce qui est sacré pour les musulmans. Dans un certain nombre de pays, les criminels nazis (...) sont ouvertement glorifiés au niveau officiel", a-t-il déploré.

"Le but, à mon avis, de toutes ces actions est évident - multiplier l'instabilité dans le monde, diviser les cultures, les peuples, les religions du monde, provoquer un conflit de civilisations - tout cela selon le principe bien connu de 'diviser pour mieux régner'", a estimé le dirigeant russe.

"On parle d'un 'nouvel ordre mondial', dont l'essence est en fait la même : hypocrisie, double standard, prétention à l'exclusivité, à la domination mondiale, pour préserver le système essentiellement néocolonial", a-t-il ajouté.