La mission des Nations Unies, connue sous le nom de MINUSMA (Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali), a déclaré dans un communiqué dimanche que la « détérioration de la sécurité » avait rendu son départ urgent.
« La MINUSMA a avancé son retrait de Ber en raison de la dégradation de la sécurité dans la zone et des risques élevés que cela entraîne pour nos Casques bleus », a justifié la force sur X, anciennement connu sous le nom de Twitter.
« Elle demande à toutes les parties concernées de s'abstenir de toute action susceptible de compliquer davantage l'opération », a-t-elle ajouté.
Le départ de la MINUSMA est donc apparu comme une demande inattendue de la part du Mali en juin, car la force était présente depuis une dizaine d'années. Sa présence a permis de contrecarrer un soulèvement séparatiste des rebelles touaregs grâce à la signature de l'accord d'Alger de 2015.
La MINUSMA comptait environ 11 600 soldats et 1 500 policiers dans le pays.
En 2012, des groupes armés ont détourné le soulèvement des Touaregs et leur insurrection s'est finalement étendue au Burkina Faso et au Niger voisins, faisant des milliers de morts et se transformant en l'une des pires crises humanitaires au monde.
L'instabilité du pays a permis au gouvernement militaire malien de prendre le pouvoir par des coups d'État en 2020 et 2021. Les dirigeants militaires sont également accusés de « graves violations des droits de l'homme », selon les Nations Unies.