LE GOUVERNEMENT SYRIEN AFFIRME QUE L'ONU PEUT ACHEMINER DE L'AIDE DEPUIS LA TURQUIE PENDANT SIX MOIS

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16 Juillet 2023 00:12
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LE GOUVERNEMENT SYRIEN AFFIRME QUE L'ONU PEUT ACHEMINER DE L'AIDE DEPUIS LA TURQUIE PENDANT SIX MOIS

Toutefois, les livraisons d'aide de l'ONU devront se faire « en pleine coopération et coordination avec le gouvernement syrien », a écrit Bassam Sabbagh, ambassadeur de la Syrie auprès de l'ONU, dans une lettre adressée jeudi au Conseil de sécurité et dont Reuters a pris connaissance.

Mardi, la Russie a bloqué la prolongation de neuf mois d'une voie d'acheminement de l'aide à la Syrie au Conseil de sécurité de l'ONU, remettant en cause ce mécanisme vital qui permet de sauver la vie de millions de personnes. Moscou a proposé une prolongation de six mois.

Cette proposition a également été rejetée par le Conseil de sécurité, seules la Russie et la Chine ayant voté pour, tandis que les États-Unis, le Royaume-Uni et la France ont voté contre.

L'accord conclu sous l'égide des Nations Unies, qui permet l'acheminement de l'aide par voie terrestre depuis la Turquie vers les zones de Syrie tenues par les rebelles, a expiré lundi.

Le Conseil de sécurité est depuis longtemps divisé sur la question de la Syrie. La plupart des membres soutiennent les opérations transfrontalières, y compris les États-Unis et le Royaume-Uni, qui ont demandé une prolongation d'un an, tandis que la Russie a insisté pour que l'accord ne dure que six mois.

Les 15 membres du Conseil de sécurité ont négocié un texte autorisant l'opération des Nations Unies, qui permet d'acheminer de la nourriture, de l'eau et des médicaments vers le nord-ouest de la Syrie, contrôlé par l'opposition, sans l'autorisation du gouvernement syrien, à continuer d'utiliser le point de passage de Bab al-Hawa pendant 12 mois.

Mais la Russie, qui soutient le gouvernement et a participé à la guerre en Syrie, a présenté vendredi un texte concurrent proposant une durée de six mois.

Depuis des années, l'autorisation de traverser la frontière est renouvelée pour des périodes de six mois, mais la brièveté de ce délai fait craindre aux Syriens vivant dans les zones d'opposition qu'ils ne soient coupés à brève échéance de l'aide vitale dont ils ont besoin.

Le point de passage couvre plus de 80 % des besoins des personnes vivant dans les zones contrôlées par les rebelles, qu'il s'agisse de couches, de couvertures ou de pois chiches. Le gouvernement de Damas dénonce régulièrement les livraisons d'aide comme une violation de sa souveraineté.

Les tremblements de terre massifs qui ont frappé le sud de la Turquie et le nord de la Syrie en février ont mis en évidence la fragilité du mécanisme transfrontalier et ont renforcé la surveillance de la mission humanitaire des Nations Unies en Syrie.

La Russie s'attaque au mécanisme d'aide depuis des années.

L'accord prévoyait à l'origine quatre points d'entrée dans la Syrie tenue par les rebelles, mais aujourd'hui, seul le point de passage de Bab al-Hawa reste praticable.