Paris / La Gazette
En meeting à Marseille, le 16 avril, le président et candidat LREM a dit vouloir mettre en place une stratégie de "planification énergétique" et créer deux nouveaux ministères dédiés.
Emmanuel Macron la avoué à plusieurs reprise, l'écologie n'est pas son point fort. Son quinquennat n'a pas réellement pris en compte les questions de transition écologique, et sur des questions comme la préservation de la biodiversité et le bien-être animal, il n'a pas su résister aux lobbies des industries chimiques et des chasseurs, provoquant le départ de Nicolas Hulot.
Il fut évident, à ce moment, que le fait de nommer au poste de ministre de l'écologie une personnalité médiatique ne suffisait pas à légitimiser, sur ce point, un gouvernement jusque là peu porté sur le développement durable.
Même si l'écologie politique, représentée par Yannick Jadot, n'as pas réussi à convaincre les électeurs, le succès électoral de Jean-Luc Mélenchon, qui porte un discours environnemental fort, l'oblige à considérer la question avec plus d'attention afin de rallier à lui les électeurs de la France Insoumise, et des jeunes, qui ont massivement donné leurs suffrages au candidat der gauche.
De fait le président-candidat a été jusqu'à reprendre à son compte, lors de sa visite à Marseille, l'expression de « planification écologique » de Jean-Luc Mélenchon. Le choix de la ville n'est certainement pas dû au hasard, puisque La France insoumise y avait terminé en tête du premier tour.
« La politique que je mènerai dans les cinq années à venir sera écologique ou ne sera pas. » , a assuré Emmanuel Macron, paraphrasant la célèbre formule d'André Malraux : "LeXXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas".
Macron a également promis que son Premier ministre serait « chargé de la planification écologique », s'il est élu au second tour de l'élection présidentielle. Cette planification sera confiée au Premier ministre car elle « concerne tous les domaines, tous les secteurs, tous les investissements », a précisé Emmanuel Macron.
Ce Premier ministre serait épaulé dans cette mission par deux nouveaux ministères : un ministère de la « planification énergétique », qui devra « faire de la France la première nation à sortir du gaz, du pétrole et du charbon », notamment à travers le développement du nucléaire, et un ministère de la « planification écologique territoriale », pour « organiser avec les élus locaux la transition environnementale dans chaque territoire ».
Il n'est jamais trop tard pour bien faire, reste à savoir le vent n'emportera pas ces promesses, comme c'est souvent le cas une fois la victoire électorale acquise.