Le tueur de la rue d'Enghien, 69 ans, vient dêtre hospitalisé en hopital psychiatrique, après avoir avoué "une haine es étrangers devenue pathologique".
Il a expliqué aux policiers qu'il s'était d'abord rendu à Saint-Denis pour "tuer des étrangers non européens". Il a finalement décidé de changer de lieu "compte tenu du peu de monde présent et en raison de sa tenue vestimentaire l'empêchant de recharger son arme facilement" a indiqué le parquet.
William M. marche alors jusqu'à la rue d'Enghien, dans le 10e arrondissement. Il connaît le lieu où se réunissent les kurdes à qui il reproche d'avoir "constitué des prisonniers lors de leur combat contre l'EI au lieu de les tuer". Car le retraité en veut "à tous les migrants" affirme-t-il. Son projet était ensuite de se suicider et d'emporter "tous ses ennemis dans sa tombe". Ses ennemis, ce sont, selon lui, "tous les étrangers non européens".
Suite à une expertise psychiatrique, il est hospitalisé dans l'infirmerie psychiatrique de la Préfecture de Police. "Le médecin qui a examiné le mis en cause ce jour en fin d'après-midi a déclaré que l'état de santé de l'intéressé n'était pas compatible avec la mesure de garde à vue [qui] a donc été levée, dans l'attente de sa présentation devant le juge d'instruction lorsque son état de santé le permettra" a expliqué le parquet, qui a attribué son acte à "l'appartenance ou la non appartenance, vraie ou supposée, des victimes à une prétendue race, ethnie, nation pu religion déterminée".
Le meurtrier risque la prison à perpétuité.
Mais pour les membres du PKK, le Parti des Travailleurs Kurdes auquel le centre Ahmet Kaya est étroitement lié, a choisi de faire de la tragédie un tremplin pour ses revendications politiques, en insinuant que la Turquie pouvait avoir une responsabilité dans l'affaire.L'une des victimes était Emine Kara, qui avait milité pour le parti en Turquie et au Moyen-orient et avait pris part à des combats contre l'Etat Islamique. Ce sont d'ailleurs des drapeaux du PKK qui ont été déployés lors les manifestations qui ont suivi et non le drapeau kurde. Aux cris de "Nous sommes tous le PKK", les militants ont martelé des slogans anti-turcs.
Ces manifestations avaient connu de nombreux débordements. Des voitures ont été incendiées et des projectiles ont été lancées contre les forces de l'ordre auxquelles les manifestants reprochent de ne pas protéger suffisamment la communauté kurde. Etrange revendication quand on sait que le centre culturel avait été l'objet d'un jugement de fermeture en 2014, et qu'il est malgré cela resté ouvert.