Le chiffre d'affaires commercial entre l'Iran et la France a diminué

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13 Mai 2020 20:42
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Le chiffre d'affaires commercial entre l'Iran et la France a diminué

Bakou / Lagazetteaz

Cette année, les échanges commerciaux entre l’Iran et la France seront inférieurs à 165 millions d'euros, a déclaré l'expert économique iranien Mehrdad Emadi.

Selon Emadi, en 2017, il a été décidé que le chiffre d'affaires commercial de l'Iran avec la France dépasserait 3,1 milliards d'euros et ce chiffre avait dépassé 3,6 milliards d'euros.

Emadi a ajouté que le chiffre d'affaires du commerce entre les deux pays avait diminué de plus de 90% au cours des 3-4 derniers annnées, en baisse de 8% par rapport à l'indice de l'année 2017.

L'expert iranien a déclaré qu'en 2017, le volume des échanges commerciaux de l'Iran avec l'Union européenne s'est élevé à 10,5 milliards d'euros. Plus du tiers de ce trafic était commercialisé avec la France.

« Après la mise en œuvre du plan d'action commun global entre l'Iran et le groupe 5 + 1, des représentants de 130 entreprises françaises se sont venus à Téhéran en 2015 et ont signé des accords dans de nombreux domaines. Comme exemple on peut montrer : l’accord sur le développement de la phase du 11e gisement de gaz de Pars du Sud, l’accord sur la production de moteurs et des boîtes de vitesses dans l'industrie automobile et la production dans le secteur ferroviaire », a-t-il déclaré.

Emadi a déclaré qu'à cette époque, le secteur énergétique iranien était important pour la France. Cependant, avec le retrait des États-Unis du Plan d'action commun global, les entreprises françaises aussi se sont retirées d'Iran, comme de nombreuses entreprises. Ainsi, le marché iranien a perdu son importance pour la France.

Selon l'expert iranien, les attentes pour la levée des sanctions américaines contre l'Iran sont très faibles. Ainsi, les Français, qui ont investi dans des projets en Iran en 2014 et 2015, ne voient plus de priorité en Iran.

« En observant les récents contrats des entreprises françaises, on peut remarquer que la France attache de l'importance à la Turquie, au Kazakhstan et au Vietnam. Autour du golfe Persique, les entreprises françaises se concentrent sur des projets aux Emirats Arabes Unis, au Qatar et, dans la prochaine phase, en Arabie Saoudite » a ajouté l’expert.

Emadi a déclaré que les relations politiques entre les deux pays sont toujours positives. Cependant, le rôle de l'Iran en Asie occidentale dans les relations étrangères de la France n'est pas si important.

Emadi a indiqué qu'à cet égard, la France s'est adressée à d'autres pays. Bien qu'il s'agisse d'un coût supplémentaire pour les entreprises françaises, il l'est plus pour l'Iran. Parce que le principal partenaire de l'Iran dans l'Union européenne était la France.

Dans le cadre de la suspension par l'Iran de ses obligations au titre du plan d'action commun global, les parties européennes (Grande-Bretagne, France et Allemagne) ont annoncé qu'elles avaient lancé un mécanisme pour résoudre le différend nucléaire. Si les problèmes de ce mécanisme ne sont pas résolus, la question sera portée devant le Conseil de sécurité des Nations Unies.

Il convient de noter qu'en janvier 2016, un plan d'action commun global a été mis en œuvre entre l'Iran et le groupe 5 + 1 (États-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France et Allemagne) dans le cadre du programme nucléaire iranien. En mai 2018, les États-Unis ont annoncé leur retrait du plan et en novembre de la même année ont imposé des sanctions à l'Iran. Afin de protéger l'accord, en janvier 2019 les membres européens du plan ont annoncé la mise en place du mécanisme financier INSTEX pour poursuivre les échanges avec l'Iran. Le 8 mai, l’Iran a déclaré qu'il avait suspendu ses obligations de vendre plus de 300 kilogrammes d'uranium, invoquant le manquement des parties à leurs obligations. Le 7 juillet, l'Iran a annoncé qu'il ne respecterait pas ses obligations en vertu de l'accord nucléaire sur l'enrichissement d'uranium de 3,67% et sur la reconstruction du réacteur à eau lourde d'Arak. L'Iran a l'intention de vendre du pétrole et d'obtenir son argent dans le cadre de l'accord sur le nucléaire.

Le 5 septembre, l'Iran a annoncé la troisième étape suivante. Dans le cadre de cette décision, l'Iran enrichira l'uranium avec des centrifugeuses de nouvelle génération et ne mélangera pas l'uranium enrichi avec des résidus.

L'Iran a annoncé le 5 novembre la quatrième étape dans la réduction de ses obligations au titre de l'accord sur le nucléaire. Ainsi, le gaz d'uranium a été pompé dans les centrifugeuses de l'installation nucléaire de Fordo.

L'Iran a annoncé le 5 janvier qu'il avait franchi la cinquième (dernière) étape de l'accord sur le nucléaire et qu'il n'y aurait plus de restrictions à l'encontre de l'Iran dans l'accord.

Les États-Unis ont imposé de nouvelles sanctions à l'Iran en novembre 2018. Au cours de la dernière période, les sanctions ont inclus les exportations de pétrole de l'Iran, plus de 700 de banques, d’entreprises et de personnes physiques. L'Iran attache plus d'importance à la production nationale pour réduire l'impact des sanctions.

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