Ali Shamsi, un artiste hors norme…

Actualités
23 Avril 2020 13:06
292
Ali Shamsi, un artiste hors norme…

Bakou, 23 avril 2020 (par Nazrin Mammadova, correspondante de lagazetteaz.fr)

Né dans une petite bourgade au pied des monts du Caucase, le jeune Ali Shamsi avait déjà l’étoffe d’un artiste, croquant des corps de femmes nues sur des pierres à l’aide d’un clou ! Plus tard, après une éducation à l’art dans un pensionnat bakinois, puis à l’école nationale des Beaux-Arts, c’est à Bakou, en 1995, qu’il expose ses œuvres pour la première fois… Dès lors s’enchaîneront les expositions, bien au-delà des frontières de l’Azerbaïdjan, et ses toiles trouvent place chez des collectionneurs, des amateurs, mais encore dans des musées aux quatre coins de la planète.

Exceptionnelles, reconnaissables entre mille, ses œuvres sont hors norme. Sans style ni genre particulier, quelle que soit la technique employée, elles ne peuvent être catégorisées, si ce n’est que dans celle de son talent…

L’artiste porte un regard unique sur les splendeurs de sa terre natale, chefs-d’œuvre architecturaux, sites et monuments, fleurs, grenades et, bien entendu, sur les femmes… Muses de l’artiste, les grenades (symbole national) et les femmes sont également comme des ‟secrets” pour lui, car, comme il se plaît à le dire, « vous ne savez jamais combien de grains renferme la grenade, ni comprendre les pensées de la femme… »

Les toiles de l’artiste recèlent une foultitude de signes et symboles cachés que tout le monde ne peut pas voir. Mais au-delà, les œuvres d’Ali Shamsi sont imprégnées de son énergie positive. Les regarder, réchauffe l’âme et amène à penser que ‟tout va bien !”

Situé à Bakou, au 84 Kitchik Gala, son atelier est ouvert à tous. L’artiste accueille les visiteurs pieds nus et engage facilement la conversation. Sa simplicité séduit tout le monde. Il n’a besoin ni de tenue de cérémonie ni même de titre honorifique, il a déjà gagné l’amour de son entourage avec son sourire et son authentique sincérité. Quand on lui demande, pourquoi il est toujours les pieds nus, il explique : « Chaque artiste à sa propre personnalité. Et il y a beaucoup de questions et de secrets qu’ils emporteront avec eux dans l’autre monde. Je suppose que je tire une sorte d’énergie de la terre. Lorsqu’une personne qui porte des chaussures est nerveuse, qu’elle brûle d’amour ou qu’elle éprouve des émotions fortes, la semelle de ses chaussures l’empêche d’établir un contact avec la terre, alors particulièrement nécessaire à ce moment précis. »