Le vol a lieu dans la galerie d'Apollon (salle 705 du musée du Louvre), au premier étage de l'aile Denon. La galerie abrite, entre autres, une partie des joyaux de la Couronne de France. Ces objets relèvent du département des objets d'art du musée du Louvre.
Le dernier vol commis au Louvre, celui du tableau Le Chemin de Sèvres de Camille Corot, remonte à 1998. Cet incident avait entraîné une refonte complète de la sécurité des musées.
Dans les mois précédant ce cambriolage, plusieurs musées français ont été la cible de vols, notamment le musée national Adrien-Dubouché, en septembre 2025, le musée Cognacq-Jay et le musée du Hiéron, tous deux en novembre 2024
Comment s'est déroulé le vol ?
Le 19 octobre 2025, peu avant 9 h 30, quatre cambrioleurs arrivent sur le côté sud du musée du Louvre avec deux scooters et un camion muni d'un bras et d'une nacelle de déménagement. Grâce au bras télescopique, ils s'élèvent jusqu'au balcon de la galerie d'Apollon, au premier étage, et pénètrent à l'intérieur en brisant le carreau d'une fenêtre à l'aide d'une disqueuse sans fil. En arrivant dans la galerie, ils menacent des agents de sécurité avec la meuleuse avant de casser les vitrines qui protègent les joyaux de la Couronne de France ainsi que d'autres bijoux, dont une partie de la parure de saphirs de la reine Marie-Amélie et de la reine Hortense. Ils repartent ensuite avec le butin, tout en laissant tomber l'un des neuf bijoux volés, la couronne de l'impératrice Eugénie, qui est retrouvée peu après, endommagée mais non brisée.
L'opération a duré sept minutes.
Selon le ministère de la Culture, les alarmes du musée ont retenti et le personnel a suivi le protocole en contactant les forces de sécurité et en confinant les visiteurs. Ces derniers sont ensuite évacués. Lors de leur fuite, les cambrioleurs ont tenté de mettre le feu à leur véhicule à l'extérieur mais en ont été empêchés par l'intervention d'un employé du musée.
Bilan du vol
Dans l'après-midi, le ministère de la Culture a publié un communiqué de presse qui a dévoilé le butin subtilisé :
Un collier en émeraudes de la parure de l'impératrice Marie-Louise ;
Une paire de boucles d'oreilles en émeraudes de la parure de l'impératrice Marie-Louise ;
Le diadème de la parure de la reine Marie-Amélie et de la reine Hortense ;
Le collier de la parure de saphirs de la reine Marie-Amélie et de la reine Hortense ;
Une boucle d'oreille, d'une paire de la parure de saphirs de la reine Marie-Amélie et de la reine Hortense ;
Une broche dite broche reliquaire ;
Le diadème de l'impératrice Eugénie ;
Une grand nœud de corsage de l'impératrice Eugénie (broche).
Ce dimanche 19 octobre, Emmanuel Macron a dénoncé sur le réseau social X "une atteinte à un patrimoine que nous chérissons car il est notre Histoire". "Nous retrouverons les œuvres et les auteurs seront traduits en justice", promet le président de la République, rappelant que le projet Louvre Nouvelle Renaissance, engagé en janvier, "prévoit un renforcement de la sécurité. Il sera le garant de la préservation et de la protection de ce qui constitue notre mémoire et notre culture".
Mais le plus grand musée du monde présente apparemment des failles en matière de sécurité. Une défaillance à laquelle sont confrontés d'autres musées en France, faute de moyens suffisants. Le musée est fermé au public le temps de l'enquête.