L’OTSC POURRAIT SANCTIONNER L’ARMENIE POUR NON-PAIEMENT DE SES COTISATIONS

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11 Juin 2026 09:47
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L’OTSC POURRAIT SANCTIONNER L’ARMENIE POUR NON-PAIEMENT DE SES COTISATIONS

L’annonce a été faite par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à l’issue de la réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’OTSC, selon des propos rapportés par l’agence russe TASS et relayés par Armenpress.

L’Arménie avait annoncé en février 2024 le gel de sa participation à l’OTSC et ne prend plus part aux activités de l’organisation depuis cette date. Erevan n’a par ailleurs pas versé ses contributions financières à l’organisation en 2024 et en 2025.

Revenant sur cette situation, Sergueï Lavrov a évoqué une déclaration du ministre arménien des Affaires étrangères, Ararat Mirzoyan, prononcée le 7 juin, jour des élections en Arménie. Ce dernier avait expliqué que son pays ne réglait plus ses cotisations « parce qu’il ne participe tout simplement pas » aux activités de l’organisation.

Selon le chef de la diplomatie russe, la question de la dette accumulée par l’Arménie envers le budget de l’OTSC a été abordée lors de la réunion ministérielle.

« Aujourd’hui, nous sommes convenus d’examiner l’activation de l’article correspondant de la Charte de l’OTSC », a déclaré Sergueï Lavrov, précisant que la dette arménienne envers l’organisation dépasse désormais deux années de contributions.

L’article 25 de la Charte de l’OTSC prévoit les mesures applicables lorsqu’un État membre ne remplit pas ses obligations financières envers l’organisation pendant une période de deux ans.

Selon les dispositions mentionnées, le Conseil de l’OTSC peut suspendre le droit des ressortissants du pays concerné d’occuper des postes attribués selon un système de quotas au sein de l’organisation. Le pays perd également son droit de vote dans les organes de l’OTSC jusqu’au règlement intégral de sa dette.

Cette évolution intervient dans un contexte de refroidissement marqué des relations entre Erevan et l’alliance militaire dirigée par la Russie. Les autorités arméniennes ont à plusieurs reprises exprimé leur mécontentement quant au fonctionnement de l’organisation et à son rôle dans les questions de sécurité régionale.

L’examen de possibles sanctions institutionnelles contre l’Arménie pourrait ainsi constituer une nouvelle étape dans la détérioration des relations entre Erevan et l’OTSC, alors que le pays cherche parallèlement à diversifier ses partenariats sécuritaires et diplomatiques.