Dans son intervention, le ministre a souligné l’évolution notable du climat politique et sécuritaire au cours des deux dernières années. « Il y a deux ans, tout le monde parlait de la possibilité d’une guerre à tout moment. Aujourd’hui, les discussions portent sur des questions économiques, comme le fait qu’un produit soit vendu ou non », a-t-il déclaré. Selon lui, ce changement de priorités constitue en soi un signal positif.
Gevorg Papoyan a rappelé qu’au moment de sa nomination au poste de ministre, il y a deux ans, les débats publics et politiques étaient dominés par les craintes d’une nouvelle escalade militaire. « Les principales discussions concernaient alors la question de savoir s’il y aurait une nouvelle attaque. Aujourd’hui, le débat porte sur la hausse ou la baisse du prix de l’essence », a-t-il ajouté.
Le ministre a insisté sur le fait que la situation actuelle témoigne d’une dynamique de paix. « La probabilité de guerre est aujourd’hui nulle, et l’on parle désormais de paix », a-t-il affirmé, qualifiant cette évolution de réalisation majeure.
Selon lui, les effets de ce climat apaisé se reflètent déjà dans un certain nombre de décisions politiques et législatives. « Les résultats de cette paix se manifestent dans diverses décisions, y compris sur le plan législatif. Il y a un an encore, personne n’aurait imaginé que l’Arménie et l’Azerbaïdjan commerceraient », a conclu le ministre.
Ces déclarations traduisent un changement de ton significatif dans le discours officiel arménien, mettant en avant les perspectives de stabilité et de coopération économique entre les deux pays.