Le ministère des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan a condamné les affirmations de la partie française concernant le prétendu risque d’« arrestation arbitraire et de procès inéquitable » en Azerbaïdjan, sur lesquelles Paris s’est appuyé pour justifier ses recommandations aux voyageurs concernant le pays.
Le chef du service de presse du ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères, Aykhan Hadjizadeh, a fait cette déclaration en réponse à celle du porte-parole du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, publiée le 17 septembre.
Hadjizadeh a indiqué que Bakou rejetait fermement de telles affirmations. Selon lui, il est inadmissible de présenter les procédures judiciaires concernant certaines affaires pénales, menées conformément à la législation azerbaïdjanaise, sous un angle politique et de tenter d’interférer dans le fonctionnement du système judiciaire du pays.
« Il ne faut pas passer sous silence le fait qu’en formulant de telles accusations contre l’Azerbaïdjan, la France ne tient pas compte des problèmes qui existent dans ses propres systèmes judiciaire et pénitentiaire », a déclaré le représentant officiel du ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères.
Hadjizadeh a également rappelé les violations du droit international, ainsi que les manifestations de racisme, de discrimination et les restrictions aux droits de l’homme imputées à la France.
« Nous appelons la partie française à s’abstenir de toute affirmation infondée et partiale concernant l’Azerbaïdjan, à respecter la souveraineté et les affaires intérieures de notre pays et à renoncer aux approches qui nuisent aux relations bilatérales », a déclaré Hadjizadeh.