DES VESTIGES D’UN ÉDIFICE PUBLIC DE TYPE PALATIAL DÉCOUVERTS SUR LE SITE DE L’ANCIENNE VILLE DE GABALA

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28 Juillet 2026 19:23
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DES VESTIGES D’UN ÉDIFICE PUBLIC DE TYPE PALATIAL DÉCOUVERTS SUR LE SITE DE L’ANCIENNE VILLE DE GABALA

Des recherches archéologiques sont menées, avec des interruptions, depuis 1926 sur le site de l’ancienne ville de Gabala, première capitale de l’ancien État d’Albanie du Caucase.

Au cours de la campagne de fouilles de cette année, les travaux se sont poursuivis dans la zone connue sous le nom de Gala, sous la direction du professeur Qafar Djabiyev, responsable de l’expédition archéologique de Gabala de l’Institut d’archéologie et d’anthropologie de l’Académie nationale des sciences d’Azerbaïdjan (ANAS).

Les recherches, menées pendant un mois sur le troisième secteur de fouilles – dont l’exploration avait été entamée dans les années 1960 sous la direction de l’éminent spécialiste de Gabala, Saleh Gaziyev, avant d’être interrompue – ont permis de mettre au jour les vestiges d’un vaste édifice public de type palatial, construit à l’aide de grands blocs de pierre de taille.

Dans un entretien accordé à l’AZERTAC, Qafar Djabiyev a indiqué que la structure, dont la partie dégagée mesure 18 mètres de long pour une hauteur comprise entre un et huit mètres, se prolonge vers l’est au-delà de la zone actuellement étudiée. Selon lui, cela témoigne du caractère encore plus monumental de cet ensemble.

« C’est la première fois que des vestiges d’une construction aussi imposante et aussi solidement bâtie sont découverts sur les 30 hectares que couvrent les secteurs de la ville connus sous les noms de Selbir et Gala. Les recherches ont permis d’identifier quatre principaux niveaux de construction ainsi que des restes de sols sur une superficie de 220 mètres carrés. Ces différentes phases de construction s’échelonnent, sur le plan chronologique, du début du Moyen Âge jusqu’au XVIIIᵉ siècle. Les bâtiments datant d'une période postérieure au VIIIᵉ siècle reposaient sur des fondations en galets de rivière, tandis que leurs parties supérieures étaient édifiées en briques cuites de dimensions variées », a-t-il précisé.

Selon le professeur Djabiyev, les fouilles ont également livré une grande quantité de vestiges de la vie quotidienne couvrant les mille dernières années de l’existence de Gabala.

Parmi ces découvertes figure un riche ensemble de céramiques, remarquable par la diversité de ses formes ainsi que par ses caractéristiques artistiques, techniques et technologiques.

« Il s’agit principalement de céramiques de construction ainsi que de vaisselle domestique émaillée et non émaillée. Ces objets revêtent une importance particulière pour mieux comprendre le mode de vie et la culture des anciens habitants de Gabala, mais aussi le goût artistique, les centres d’intérêt et le niveau de savoir-faire des artisans locaux. Ces nouvelles découvertes contribueront également à approfondir nos connaissances sur le rôle joué par Gabala dans la vie politique, sociale et culturelle de l’Azerbaïdjan, ainsi que sur les liens qu’entretenait la ville avec d’autres grands centres artistiques et culturels du monde », a-t-il expliqué.

Le professeur a enfin souligné que les recherches sur ce secteur n’en sont encore qu’à leur phase initiale. Selon lui, elles permettront d’éclairer de nombreuses zones d’ombre de l’histoire de l’ancienne Gabala, une cité dont les origines remontent à près de 2 500 ans.