Selon Moody’s, la perspective associée à ces notations est jugée « positive ».
L’agence précise que les notations Baa3 et la perspective positive de SGC sont alignées sur la note souveraine de l’Azerbaïdjan, reflétant l’importance stratégique de l’entreprise à travers son rôle dans les grands projets gaziers du pays, ainsi que la propriété directe et indirecte de l’État et l’historique confirmé du soutien public, notamment via des garanties.
À l’heure actuelle, l’État détient directement 49 % des actions de SGC, tandis que les 51 % restants appartiennent à SOCAR, la compagnie pétrolière nationale entièrement contrôlée par l’État. Malgré la vente prévue d’une participation minoritaire de SGC à XRG, branche internationale d’investissement de la compagnie pétrolière nationale d’Émirats arabes unis, avant fin 2026, Moody’s estime que l’État azerbaïdjanais conservera le contrôle et l’influence sur la stratégie et la politique de l’entreprise.
L’agence considère ainsi SGC comme un émetteur lié à l’État, conformément à sa méthodologie d’évaluation des entreprises publiques. La notation de la société inclut donc une BCA de niveau baa3, reflétant sa solidité financière propre, la note souveraine de l’Azerbaïdjan en devises étrangères au niveau Baa3, une très forte corrélation du risque de défaut entre l’entreprise et l’État, ainsi qu’une forte probabilité de soutien public exceptionnel en cas de difficultés financières.
Selon Moody’s, SGC continuera d’afficher des performances financières stables et une rentabilité soutenue grâce à la contribution croissante du segment midstream, consacré au transport du gaz, tandis que la hausse actuelle des prix du pétrole et du gaz devrait également soutenir les résultats du segment upstream, dédié à l’exploration et à la production, en 2026.
L’agence souligne par ailleurs que les risques à long terme liés à la baisse naturelle progressive de la production du champ gazier Shah Deniz seront partiellement compensés par le programme d’investissement en cours, qui doit permettre de maintenir les niveaux de production à partir de 2029. Moody’s ajoute que d’éventuels volumes supplémentaires provenant d’autres gisements azerbaïdjanais pourraient également contribuer à préserver, à long terme, le niveau d’utilisation des infrastructures de transport de gaz.