Dans ce message, les auteurs se présentent comme les porte-voix d’un peuple qui, selon eux, a historiquement joué le rôle de pont entre les civilisations. Ils mettent en avant l’héritage de la coexistence religieuse en Azerbaïdjan, soulignant l’importance accordée aux valeurs spirituelles, à la famille, à la préservation du patrimoine et à la liberté de religion.
Les signataires rappellent l’engagement affiché de l’administration américaine actuelle en faveur de la liberté religieuse et du dialogue interconfessionnel, et présentent l’Azerbaïdjan comme un exemple de tolérance et d’harmonie entre les confessions. Ils évoquent notamment les relations culturelles et historiques avec le monde chrétien, les investissements réalisés dans la restauration de sites religieux chrétiens, y compris au Vatican, ainsi que le développement de différentes communautés chrétiennes sur le territoire azerbaïdjanais. La construction d’une seconde église catholique à Bakou est citée comme une illustration supplémentaire de cette politique de pluralisme religieux.
La lettre revient ensuite sur ce que ses auteurs qualifient d’injustice historique subie par les Azerbaïdjanais occidentaux, expulsés de leurs terres ancestrales en Arménie à partir de 1987. Selon le texte, des centaines de villages auraient été détruits, des habitations pillées et des sites religieux, dont la mosquée Bleue historique d’Erevan, profanés ou rasés.
Malgré leur intégration depuis des décennies dans la société azerbaïdjanaise, les auteurs soulignent que le désir de visiter les tombes de leurs ancêtres et de reconstruire les maisons détruites demeure sous la forme d'un ardent désir, simplement humain et pacifique, mais profondément ancré. Ils affirment que les Azerbaïdjanais occidentaux ne formulent aucune revendication territoriale et ne cherchent pas à porter atteinte à la souveraineté de l’Arménie, mais aspirent uniquement à exercer un droit humain fondamental : celui de retourner sur leurs terres natales dans la paix et la dignité.
Le courrier fait également référence à la déclaration conjointe signée le 8 août 2025 à Washington, présentée comme un signe d’espoir et comme l’expression d’une vision commune du président azerbaïdjanais Ilham Aliyev et du président américain Donald Trump en faveur d’un avenir fondé sur le commerce, la sécurité et le respect mutuel.
Dans ce contexte, les représentants de la société civile demandent explicitement au vice-président américain de soutenir le droit au retour des Azerbaïdjanais expulsés d’Arménie, ainsi que la préservation et la restauration de leur patrimoine culturel et religieux. Ils estiment qu’un règlement durable et juste passe par un processus de paix réel et global, permettant le retour de cette communauté dans des conditions de sécurité.
La lettre conclut en appelant au leadership et à l’autorité morale du vice-président des États-Unis, jugés essentiels pour transformer les espoirs d’un « paix de 2025 » en une réalité durable pour les familles du Caucase.