Déclaration du président Ilham Aliyev
— Cher Monsieur le Vice-président,
Chers invités,
Mesdames et Messieurs,
C’est un grand honneur pour nous d’accueillir Monsieur le Vice-président en visite officielle en Azerbaïdjan. Nous avons eu aujourd’hui un excellent entretien, couvrant de nombreuses questions de notre agenda bilatéral. Nous sommes très reconnaissants à l’administration Trump-Vance pour son attitude très positive à l’égard de l’Azerbaïdjan. La signature solennelle, aujourd’hui, de la Charte de partenariat stratégique est le reflet du travail très intense mené par nos équipes pendant six mois. Il y a six mois, une rencontre historique à Washington avec le président Trump et la signature d’un document établissant un groupe de travail chargé d’élaborer la Charte de partenariat stratégique ont ouvert de nouvelles perspectives de coopération bilatérale.
Pour nous, c’est un grand honneur d’être un partenaire stratégique du pays le plus puissant du monde, les États-Unis d’Amérique. Nous sommes également très reconnaissants au président Trump, au vice-président Vance et à leur équipe pour leur contribution à la paix dans le Caucase. En août dernier, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, à la Maison-Blanche et en présence du président Trump, ont paraphé un accord de paix, et nous avons également signé une Déclaration conjointe sur la paix, que le président Trump a signée en tant que témoin. Et au cours de ces six mois, nous avons déjà vécu en paix. Nous apprenons à vivre en paix.
Nous sommes très reconnaissants au gouvernement des États-Unis pour cette contribution majeure. Non seulement nous avons levé toutes les restrictions sur le transit de marchandises à travers l’Azerbaïdjan vers l’Arménie, mais nous avons également commencé à fournir des produits pétroliers à l’Arménie, amorçant ainsi concrètement le commerce et la coopération. L’un des résultats importants des efforts de l’administration Trump-Vance dans notre région est la mise en œuvre de la Route Trump pour la paix et la prospérité internationales — TRIPP, qui reliera non seulement les deux parties de l’Azerbaïdjan, mais constituera également un corridor de transport très fiable, sûr et de grande envergure reliant l’Asie à l’Europe à travers le territoire de l’Azerbaïdjan, de l’Arménie et d’autres pays voisins, renforçant ainsi les acquis du processus de paix dans la région. Aujourd’hui, les relations entre les États-Unis et l’Azerbaïdjan entrent dans une phase totalement nouvelle.
La Charte que nous avons signée avec notre cher invité couvre différents axes de coopération. Nous continuerons à travailler étroitement sur les questions liées à la sécurité et aux opérations antiterroristes. Nous poursuivrons également notre coopération dans le domaine de la sécurité énergétique. Aujourd’hui, l’Azerbaïdjan assure la sécurité énergétique grâce à ses ressources en gaz naturel pour 16 pays, dont 11 sont membres de l’OTAN, alliés des États-Unis.
La connectivité, comme je l’ai déjà mentionné avec TRIPP, sera une nouvelle contribution à la paix, au développement et à la coopération dans la région. Nous ouvrons également un chapitre de coopération dans le domaine des ventes de matériel de défense, ce qui est très prometteur, ainsi que celui des centres de données d’intelligence artificielle, qui font aujourd’hui partie de notre agenda bilatéral et pour lesquels nous avons déjà obtenu des résultats préliminaires grâce à notre interaction avec de grandes entreprises américaines. En d’autres termes, la visite d’aujourd’hui du vice-président Vance peut être qualifiée d’historique, tant du point de vue de l’accueil de notre ami et invité que du contenu des négociations et de la Charte stratégique signée. Une fois encore, Monsieur le Vice-président, bienvenue en Azerbaïdjan.
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Déclaration du vice-président JD Vance
— Merci, Président Aliyev. Je souhaite transmettre les salutations les plus chaleureuses du président des États-Unis, tant à vous personnellement qu’au peuple azerbaïdjanais. Depuis très longtemps, je pense que ce partenariat et cette amitié sont sous-estimés, alors qu’ils sont extrêmement importants pour les États-Unis d’Amérique. Beaucoup d’Américains ne savent peut-être pas, par exemple, que les Azerbaïdjanais ont été parmi les derniers à quitter l’Afghanistan. Ils ont apporté un soutien considérable dans la guerre planétaire contre le terrorisme. Ils ont combattu aux côtés des Marines américains en Afghanistan et se sont forgé une réputation de troupes parmi les plus dures et les plus redoutables au monde. Nous avons donc voulu venir aujourd’hui pour démontrer notre reconnaissance pour cette amitié, mais aussi pour réellement tourner la page et ouvrir un nouveau chapitre.
Je pense que cette relation sera plus forte et encore meilleure sous la direction du président Trump et du président Aliyev. Ici, en Azerbaïdjan, il y a beaucoup de choses à discuter et beaucoup d’annonces à faire.
Nous pourrions, je pense, passer toute la journée à parler de certaines des grandes avancées en cours. Nous allons livrer de nouveaux bateaux à l’Azerbaïdjan pour vous aider à protéger vos eaux territoriales. Nous sommes fiers d’annoncer — et je crois avoir été l’un des tout premiers à emprunter — la nouvelle Route Trump pour la paix et la prospérité internationales, qui reliera les deux parties séparées de l’Azerbaïdjan.
Nous espérons que cela favorisera une coopération économique, dans le domaine des ressources naturelles et des minerais critiques, qui permettra de consolider durablement cet incroyable accord de paix entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie. Car nous savons que l’un des meilleurs moyens de prévenir les combats et les guerres est lorsque deux peuples échangent culturellement, travaillent ensemble et, bien sûr, créent une grande prospérité en coopérant plutôt qu’en s’affrontant.
Concernant l’accord de paix, je pense sincèrement que le président Aliyev mérite un grand crédit. J’étais encore en Arménie plus tôt aujourd’hui, et sans le leadership du Premier ministre arménien et du président de l’Azerbaïdjan, cet accord de paix n’aurait pas vu le jour. En réalité, trois personnes ont, selon moi, créé cette paix historique : le président de ce pays, le Premier ministre d’Arménie et, bien sûr, le président des États-Unis. Ensemble, ils ont créé la paix là où il y avait auparavant la guerre et, à l’avenir, créeront la prospérité là où il n’y avait que combats et conflits. C’est un témoignage remarquable du leadership du président, mais aussi de celui du président Aliyev. Et c’est exactement ce à quoi le président des États-Unis a engagé notre politique étrangère. Pourquoi nous battre les uns contre les autres alors que nous pouvons commercer ensemble et bâtir des partenariats ?
Je pense que ce partenariat, celui des États-Unis et de l’Azerbaïdjan, conduira à une paix et une prospérité accrues dans la région. Il offrira un meilleur accès à davantage de marchés pour les travailleurs des États-Unis d’Amérique et contribuera à créer un monde bien meilleur, où les peuples commercent entre eux plutôt que de se faire la guerre.
Au cœur de la mission et de la politique étrangère du président des États-Unis se trouve cette reconnaissance : nous pouvons nous organiser autour d’intérêts communs et réellement construire quelque chose de grand ensemble. Nous avons signé un partenariat stratégique qui, je pense, formalisera cette relation et montrera clairement que la relation entre les États-Unis et l’Azerbaïdjan est durable et continuera à produire de grands bénéfices pour nos deux peuples.
Et, sur une note personnelle, je suis extrêmement heureux d’être ici. Je disais à mon équipe avant notre atterrissage que, mis à part le président Trump, le seul dirigeant au monde à entretenir d’excellentes relations à la fois avec les Turcs et les Israéliens est le président Aliyev.
Je me suis dit : soit la cuisine est vraiment excellente ici, soit il est d’un contact extrêmement agréable. Je peux confirmer qu’il est très agréable. Nous allons bientôt vérifier pour la cuisine, et je suis sûr qu’elle sera excellente.
Permettez-moi d’ajouter que la Seconde Dame et moi-même sommes très heureux de participer à un dîner plus tard aujourd’hui. Et, si j’ai bien compris, la vice-présidente de l’Azerbaïdjan est aussi l’épouse du président, et j’espère que cela ne donnera pas d’idées à la Seconde Dame. Mais je tiens simplement à dire, à titre personnel et au nom de l’amitié entre nos grandes nations, que je suis très honoré d’être ici et très honoré de poursuivre ces discussions.
Que Dieu vous bénisse. Merci à tous.