S’exprimant à cette occasion, le diplomate a attiré l’attention sur les lourdes conséquences sociales engendrées par les conflits armés à travers le monde. Selon lui, les guerres fragilisent durablement les sociétés et les économies, provoquant des déplacements massifs de populations et aggravant les crises humanitaires.
« Les conflits entraînent des déplacements massifs de populations civiles, exacerbent les crises humanitaires, créent des défis sans précédent en matière de développement social et exercent une pression considérable sur les économies et les institutions fragiles », a déclaré l’ambassadeur.
Tofig Moussaïev a souligné que l’Azerbaïdjan figure parmi les pays ayant pleinement subi les conséquences sociales de la guerre et de l’occupation. Depuis 2020, le gouvernement azerbaïdjanais met en œuvre un vaste programme de reconstruction visant à assurer le retour sûr et digne des populations déplacées. Entre 2021 et 2025, plus de 13,5 milliards de dollars ont été alloués à ces efforts, permettant à environ 70 000 personnes de s’installer à nouveau sur les territoires libérés.
Le diplomate a précisé que les travaux de reconstruction reposent sur des approches innovantes, incluant la mise en place de concepts de « ville intelligente », de « village intelligent » et de zones d’énergie verte, les zones détruites étant reconstruites intégralement.
Il a également indiqué que plus de 130 000 personnes ont bénéficié d’un soutien social de la part de l’État, tout en soulignant que ce processus est fortement ralenti par la présence massive de mines et de munitions non explosées. Selon lui, environ 1,5 million de mines subsistent encore sur les anciens territoires occupés, représentant une menace permanente pour la vie des civils.
Enfin, l’ambassadeur a rappelé que le sort de plus de 4 000 Azerbaïdjanais portés disparus à la suite de la guerre demeure inconnu. En conclusion, il a appelé à renforcer la coopération et la solidarité internationales, estimant que les conséquences graves des conflits exigent non seulement des efforts nationaux durables, mais aussi une mobilisation collective.