Plus de 300 personnes ont été entendues dans le cadre de l’enquête sur la mort de militaires lors d’exercices militaires organisés dans la région de Mangystau, au Kazakhstan, a annoncé le parquet général du pays.
Selon le communiqué, plus de 30 expertises médico-légales et examens techniques ont également été réalisés à ce jour.
« L’enquête pénale relative au décès de militaires lors des exercices organisés dans la région de Mangystau se poursuit sous la conduite des services d’enquête militaire du ministère de l’Intérieur.
Une série de mesures d’investigation a été menée afin d’établir de manière exhaustive et objective toutes les circonstances de ce drame », précise le communiqué.
Dans le cadre de l’enquête, huit responsables ont été placés en détention provisoire sur décision judiciaire. Ils sont soupçonnés de négligence dans l’exercice de leurs fonctions et de violations des règles de navigation.
Parmi eux figurent le commandant en chef des forces navales des Forces armées, son premier adjoint et son adjoint chargé de l’instruction au combat, les commandants de deux unités militaires, d’un bataillon de fusiliers marins et d’une compagnie, ainsi que le capitaine de l’embarcation.
En vertu de l’article 201 du Code de procédure pénale du Kazakhstan, les autres éléments de l’enquête préliminaire ne peuvent être divulgués.
Les actes d’enquête devraient être achevés dans un avenir proche. Les parties à la procédure pénale pourront ensuite consulter les pièces du dossier.
Le drame s’est produit le 24 septembre, lors d’exercices menés par les forces navales des Forces armées kazakhes dans la région de Mangystau. Alors que des militaires accomplissaient une mission d’entraînement au combat sur les côtes de la mer Caspienne, les conditions météorologiques se sont brutalement dégradées. Le vent s’est intensifié, emportant plusieurs militaires au large.
Les autorités régionales avaient indiqué par la suite que 17 militaires avaient été précipités dans l’eau. Quatorze d’entre eux auraient perdu la vie, tandis que trois autres avaient pu être secourus.
Par Alyona Pavlenko