Le Turkménistan a lancé la construction d’un complexe de production d’engrais azotés dans la région de Dashoguz. Cette nouvelle installation devrait produire chaque année 350 000 tonnes d’urée et 350 000 tonnes de nitrate d’ammonium, a annoncé le service de presse du gouvernement turkmène.
Lors de la cérémonie de pose de la première pierre, le président Serdar Berdimuhamedov a indiqué que ce projet s’inscrivait dans le cadre des efforts visant à moderniser l’industrie chimique nationale et à développer les capacités de production destinées à l’exportation.
« Le nouveau complexe chimique, dont nous posons aujourd’hui la première pierre dans la province de Dashoguz, constitue également l’un des grands projets d’investissement », a-t-il déclaré.
Le complexe fera appel à des solutions technologiques de pointe fournies par des entreprises européennes et asiatiques de premier plan. Les procédés de production devraient, par ailleurs, être conformes aux normes environnementales, a précisé le président.
Selon Serdar Berdimuhamedov, la capacité de production prévue permettra de couvrir intégralement les besoins des producteurs agricoles turkmènes, tout en ouvrant la possibilité d’approvisionner les marchés étrangers en engrais.
Le projet est réalisé par GAP Inşaat, filiale turkmène du groupe Çalık Holding, en coopération avec l’entreprise allemande Thyssenkrupp Uhde GmbH. Prenant la parole lors de la cérémonie de pose de la première pierre, Ahmet Çalık, président du conseil d’administration de Çalık Holding, a assuré que son groupe mènerait les travaux conformément aux normes internationales, en privilégiant des solutions innovantes et respectueuses de l’environnement.
De son côté, Thyssenkrupp Uhde fournira les technologies nécessaires à la production d’ammoniac, d’urée et de nitrate d’ammonium, ainsi que son expertise en ingénierie, selon le gouvernement turkmène. La directrice générale de l’entreprise, Nadja Håkansson, a souligné que les solutions technologiques retenues contribueraient à améliorer l’efficacité énergétique et l’utilisation des ressources, tout en réduisant l’impact environnemental de l’installation.
Le gaz naturel constituera la principale matière première du complexe. Sa consommation annuelle est provisoirement estimée à 630 millions de mètres cubes. L’approvisionnement en électricité sera assuré par des turb générateurs intégrés.
Selon les autorités turkmènes, Michael Harms, directeur exécutif de l’Association allemande pour les relations économiques avec l’Europe orientale, a présenté ce projet comme une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération économique entre le Turkménistan et l’Allemagne.
S’exprimant lors de la cérémonie, le président Serdar Berdimuhamedov a également indiqué que le projet devrait permettre de créer plus de 1 000 emplois. Il a ajouté qu’un grand nombre des futurs employés avaient suivi une formation dans des universités étrangères.
Parallèlement, le Turkménistan poursuit le développement de son industrie des engrais azotés, déjà bien implantée et fondée sur la transformation du gaz naturel. Le pays exploite actuellement trois usines de production d’urée : Tejenkarbamid, Marykarbamid et Garabogazkarbamid.
En outre, l’association de production Maryazot assure la fabrication d’ammoniac et de nitrate d’ammonium. Cette dernière installation dispose d’une capacité nominale de production de 450 000 tonnes par an.
Par Fuad Namazov