CARICATURE DE CHARLIE HEBDO SUR LA SÉISME EN TURQUIE : "IL FAUT LAISSER LES CHOSES BASSES MOURIR DE LEUR PROPRE POISON"

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7 Février 2023 20:27
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CARICATURE DE CHARLIE HEBDO SUR LA SÉISME EN TURQUIE : "IL FAUT LAISSER LES CHOSES BASSES MOURIR DE LEUR PROPRE POISON"

"SÉISME EN TURQUIE : MÊME PAS BESOIN D'ENVOYER LES CHARS !"

On croyait avoir touché le fond avec les caricatures faciles de Charlie Hebdo. Hélas, les abysses semblent infinies. Lorsqu'il suffit d'être grossier, ou simplement de mauvais goût, pour être crédité de la mention "humoriste ", c'est que l'humour est tombé bien bas. Le dessinateur de Charlie est à Sempé ce que Trissotin est à Victor Hugo, ou ce que Pétain est à de Gaulle.

La question qui mérite d'être posée, c'est pourquoi Chartlie Hebdo a publié une telle ânerie.

Le fond de commerce de ce journal est la monétisation de la victimisation. Les attentats de 2015, que chacun, bien entendu, ne peut que condamner avec véhémence, ont rapporté 20 millions d'euros de dons au journal dont, ainsi que le faisait remarquer BFM TV en 2016, personne ne sait ce qu'ils sont devenus.

Instrumentaliser ainsi l'horreur, profiter de la peine des victimes, est déjà consternant. Mais récidiver est juste inqualifiable. Charlie hebdo, de nouveau en difficulté, cherche-t-il à provoquer un nouvel hallali contre lui ? C'est possible.

Alors, il ne faut pas tomber dans le piège. Si l'hebdomadaire souhaite provoquer un tollé, une "fatwa", voire plus, qui permettrait une fois de plus de pointer du doigt les "islamistes", il ne faut pas lui donner raison. Condamnons cette misérable publication, parlons de la pauvreté d'esprit de cette droite et extrême droite qui se gausse déjà de cette bonne blague "giga drôle", comme le commente un internaute. Mais restons-en là. Cette vulgarité ne mérite pas plus.

"Il faut laisser les choses basses mourir de leur propre poison" avait déclaré Valéry Giscard d'Estaing lorsqu'un autre hedomadaire satirique l'avait accusé (on sait aujourd'hui que c'était un coup monté) , d'avoir reçu des millions en diamants du dictateur Bokassa.

Il n'empêche. Comment notre pays a-t-il pu en arriver là ? Guy Bedos avait fait un sketch volontairement raciste (pour dénoncer le racisme naturellement) et finissait par : "Vous voyez, on peut rire de tout. Mais je ne suis pas certain que ce soit un rire de très bonne qualité"

Tiens... un humoriste, un vrai ! Nostalgie quand tu nous tient...