Le comité international d'Auschwitz a manifesté son indignation, mardi 26 juillet, suite aux propos tenus par Viktor Orban, lors d'un déplacement en Transylvanie roumaine. L'intervention du Premier ministre, "un pur texte nazi", a également poussé une conseillère du gouvernement, à remettre sa démission.
En Transylvanie roumaine, où réside une importante communauté hongroise, Viktor Orban, connu pour sa politique anti-migrants, a réaffirmé avec virulence son rejet d'une société "multi-ethnique". "Nous ne voulons pas être une race mixte", qui se mélangerait avec "des non-Européens", a-t-il dit.
Les pays "où des peuples européens et extra-européens cohabitent ne sont plus des nations. Ces pays ne sont rien d'autre que des conglomérats de peuples", a encore lancé le Premier ministre de 59 ans, qui avait tenu des propos similaires dans le passé mais sans utiliser le terme de "race", selon des experts.
Il a aussi fait apparemment allusion aux chambres à gaz en fustigeant le plan de Bruxelles de diminuer de 15 % la demande européenne de gaz. "Je ne vois pas comment ils peuvent y contraindre les États membres, quoiqu'il existe un savoir-faire allemand dans ce domaine, comme le passé l'a montré", a-t-il ironisé.
Le comité international d'Auschwitz s'est dit, mardi, "horrifié" après ces propos contre "les races mixtes", appelant l'Union européenne à "prendre ses distances avec de tels relents racistes". Le discours du dirigeant nationaliste, "stupide et dangereux", rappelle aux survivants de l'Holocauste "les périodes sombres de leur propre exclusion et persécution", a réagi Christoph Heubner, vice-président de l'organisation, dans une déclaration transmise à l'AFP.
Il a appelé le chancelier autrichien Karl Nehammer, qui accueille, jeudi, Viktor Orban en visite officielle à Vienne, à se démarquer au nom de l'UE. Il faut "faire comprendre au monde qu'un Monsieur Orban n'a pas d'avenir en Europe", dont il "nie sciemment les valeurs".
UN NOUVEAU DÉRAPAGE DE VIKTOR ORBAN INDIGNE LE COMITÉ D'AUSCHWITZ